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Doug Ford devra couper plus dans les dépenses pour équilibrer le budget, selon un rapport

Photo d'un homme en complet qui tient une main dans les airs au podium
Le directeur de la responsabilité financière de l'Ontario, Peter Weltman Photo: La Presse canadienne / Frank Gunn
Radio-Canada

Le retour à l'équilibre budgétaire est possible d'ici cinq ans, l'Ontario pourrait même l'atteindre un an plus tôt que prévu, selon le Bureau de la responsabilité financière (BRF). Toutefois, le BRF prévient que pour y arriver, le gouvernement Ford devra limiter la croissance des dépenses à « un niveau historiquement bas ».

Cette analyse indépendante diffère légèrement de celle offerte par les progressistes-conservateurs ontariens lors du dépôt de leur premier budget, en avril.

Selon le rapport présenté mercredi matin par le BRF, le déficit de la province pour les deux prochains exercices financiers sera plus important que ce qu’avait annoncé le gouvernement Ford.

Le BRF juge que le gouvernement a des prévisions de croissance trop optimistes.

Les revenus anticipés ne seront peut-être pas au rendez-vous et donc les déficits seront plus grands, estime le rapport.

Malgré tout, le BRF est d’avis que les progressistes-conservateurs parviendront à écrire un premier budget à l’encre noir d’ici cinq ans s’ils poursuivent sur la voie de l’austérité.

Le gouvernement pourrait même atteindre l’équilibre un an plus tôt que prévu, en 2022-2023, et obtenir un surplus budgétaire, si le rythme de compression des dépenses déjà amorcé est maintenu et si M. Ford renonce aux réductions d'impôts qu'il avait promises en campagne électorale.

Mettre les bouchées doubles

Photo d'un homme en complet derrière un podiumLe premier ministre de l'Ontario, Doug Ford Photo : Radio-Canada

Le retour à l'équilibre budgétaire ne se fera pas en claquant des doigts, prévient le rapport.

Le gouvernement prévoit plafonner le taux de croissance moyen de ses dépenses à seulement 1 % par année, soit moins du quart de leur niveau des cinq dernières années. Cela représente le rythme de croissance le plus lent depuis les années de Mike Harris, au milieu de la décennie 90.

Si le plan du gouvernement Ford est mis à exécution comme prévu, les dépenses gouvernementales diminueront de 1100 $ par habitant au cours des cinq prochaines années.

Le BRF estime que les compressions budgétaires annoncées par le gouvernement Ford devraient suffire à contrôler les dépenses pour les deux premières années de son mandat.

Si elles étaient mises en oeuvre, [les politiques prévues dans le budget 2019] seraient largement suffisantes pour que le plan de dépense du gouvernement puisse se concrétiser au cours des deux prochaines années, peut-on lire dans le rapport.

Toutefois, le BRF est aussi d’avis que le gouvernement devra trouver, à compter de 2021-2022, des économies supplémentaires de 6 milliards de dollars annuellement pour que le plan de dépense prévu dans le budget se réalise.

Le BRF avoue n’être parvenu qu'à identifier la moitié des économies requises pour réaliser le plan fiscal du gouvernement dans les annonces faites par la province jusqu'à maintenant.

Le BRF estime qu’il faudrait prendre d’importantes mesures supplémentaires de réduction des coûts pour freiner les dépenses tel que le suppose le budget.

extrait du rapport du Bureau de la responsabilité financière de l'Ontario

Le BRF ajoute une mise en garde : la restriction des dépenses gouvernementales contribuera également au ralentissement de la croissance économique.

L’économie pourrait donc perdre de sa vigueur, faisant baisser les recettes en impôts de la province.

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