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Permis de pêche au crabe : « Il faut resserrer les règlements »

Gros plan sur un casier de pêche au crabe sur le quai avec les bateaux en arrière-plan.

La Péninsule acadienne a perdu au moins huit permis de pêche au crabe ces dernières années, selon les pêcheurs.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

René Landry

Les pressions s'accentuent sur le ministère des Pêches et des Océans du Canada pour que les règlements concernant les transferts de permis de pêche soient révisés.

Au cours des dernières années, pas moins de huit permis de pêche au crabe ont été transférés de la Péninsule acadienne à l'Île-du-Prince-Édouard ou à la Nouvelle-Écosse, selon la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels.

Encore ce printemps, un permis de pêche au crabe de la région a été transféré à un pêcheur de l'Île-du-Prince-Édouard.

Isabelle Thériault signe un document.

Isabelle Thériault, députée libérale de Caraquet

Photo : Assemblée législative du Nouveau-Brunswick

Jeudi, la députée libérale de Caraquet, Isabelle Thériault, a déclaré à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick que des permis de pêche au crabe de la Péninsule acadienne quittaient la région « par le moyen de prête-noms et autres subterfuges ». Sur le fond, aucun élu n'a encore contredit publiquement l'affirmation de la députée.

Le député libéral d'Acadie-Bathurst, Serge Cormier, en fait un cheval de bataille à l'approche des élections fédérales. Il qualifie ces transferts de permis d'inacceptables. S'il y a des prête-noms qui ont eu affaire dans la transaction, Pêches et Océans peut faire des enquêtes appropriées, puis retirer ou annuler la vente ou l'achat, a-t-il affirmé mardi à Shippagan.

Serge Cormier donne une conférence de presse

Serge Cormier, député libéral d'Acadie-Bathurst.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le député progressiste-conservateur de Shippagan-Lamèque-Miscou et vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick, Robert Gauvin, affirme que ces transferts de permis vers l'extérieur de la province nuisent à l'économie locale.

Je suis en faveur de ramener la licence, lance-t-il. Si ça prend une enquête, oui. On a vérifié avec le fédéral et ils nous ont dit qu'il n'y avait rien eu d'illégal.

Robert Gauvin donne une conférence de presse

Robert Gauvin, député progressiste-conservateur de Shippagan-Lamèque-Miscou et vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

M. Gauvin a rappelé l'importance de l'industrie des pêches dans la Péninsule acadienne. Chaque permis qui décolle, c'est 16 emplois, a déclaré le vice-premier ministre. Même si les pêches relèvent du fédéral, il estime que la province a une responsabilité.

Il faut qu'on resserre les règlements. Six mois de résidence au Nouveau-Brunswick, ce n'est pas assez, croit M. Gauvin.

Je ne veux pas être porteur de mauvaises nouvelles, mais si les règlements ne sont pas resserrés, il va y en avoir d'autres [permis qui quittent la région].

Robert Gauvin, vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick

Pêches et Océans sort de son mutisme

Sollicité à plusieurs reprises depuis le 2 mai dernier pour une entrevue sur la question du transfert de permis de pêche au crabe, le ministère des Pêches et des Océans s'est finalement exprimé par l'entremise du directeur général de la région du golfe, Serge Doucet. Il a ouvert la porte à de possibles changements des règlements.

Serge Doucet en entrevue

Serge Doucet, directeur général de la Région du Golfe au ministère des Pêches et Océans du Canada.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Je pense qu'on est toujours ouverts à une révision des politiques, a-t-il indiqué. On va certainement apporter la question l'année prochaine durant les comités consultatifs de la pêche au crabe.

M. Doucet a expliqué quelques-unes des règles en vigueur. Ça prend une résidence minimum de six mois, trois ans d'expérience et un certain nombre d'heures comme pêcheur pour obtenir le transfert d'un permis. Pour nous, [dans] la région du golfe, la politique de transfert de permis est pareille. Que ce soit sur l'Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick ou en Nouvelle-Écosse, notre politique est la politique du golfe.

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