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  • Jésus de Montréal à Cannes

    Scène du film dans laquelle le personnage de Lothaire Bluteau est crucifié sur le mont Royal.
    Le film « Jésus de Montréal » de Denys Arcand a ébloui Cannes en 1989. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    Il y a trente ans, le film Jésus de Montréal de Denys Arcand recevait un accueil chaleureux au Québec comme à Cannes. Retour en archives sur ce film d'un habitué du Festival de Cannes.

    Jésus de Montréal est sélectionné pour la compétition officielle du 42e Festival de Cannes en 1989.

    Au même moment, il prend l’affiche au Québec avec une rumeur positive.

    Montréal ce soir, 15 mai 1989

    Au bulletin de nouvelles Montréal ce soir du 15 mai 1989, le journaliste Paul Toutant rend compte de la réception du film de ce côté-ci de l’Atlantique.

    Jésus de Montréal raconte la quête d’un jeune comédien qui obtient le mandat de mettre en scène une version moderne de La passion du Christ.

    À Cannes, Jésus de Montréal séduit la critique et reçoit une ovation des festivaliers. Un accueil auquel le cinéaste Denys Arcand réagit avec « la joie modeste qu’on lui connaît ».

    « Sans connaître le sort que lui réservera le jury de Cannes, on peut affirmer que cette production marquera le cinéma québécois d’une pierre blanche », souligne le journaliste Paul Toutant.

    Téléjournal, 23 mai 1989

    Le 23 mai 1989, Suzanne Laberge annonce au Téléjournal que Jésus de Montréal a obtenu le Prix du jury au Festival de Cannes. Une récompense que la présentatrice décrite comme « décevante ».

    « Seul film canadien en compétition officielle, Jésus de Montréal de Denys Arcand présentait plus d’espoir qu’une troisième place avec le Prix du jury », explique la journaliste Francine Bastien dans son reportage.

    De Cannes, la journaliste fait le portrait du poker du cinéma qui s’y joue. La présentation d’un film canadien de petit budget, souligne Denys Arcand, représente un défi politique de taille, et ce, même pour un habitué du Festival.

    N’empêche, Jésus de Montréal repart avec des contrats de distribution partout dans le monde. Car Cannes demeure avant tout un marché de film avec, comme le montre la journaliste, beaucoup de paillettes et de starlettes.

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