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Les crimes baissent à Gatineau, mais les vols de voitures bondissent

Un homme, dont le visage est caché par un capuchon, force la serrure d'une automobile avec un outil.
Le nombre de véhicules volés a monté en flèche à Gatineau, comme ailleurs au pays (archives). Photo: iStock
Emmanuelle de Mer

La criminalité a légèrement baissé de 4 % l'année dernière à Gatineau, alors que la tendance était en hausse dans les trois dernières années au pays. Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) rapporte dans son bilan annuel, dévoilé mardi, 381 crimes de moins en 2018 par rapport à 2017.

Les crimes contre la personne ont ainsi baissé de 2 % et ceux contre la propriété de 4 %. Si les méfaits par graffitis ont diminué, le SPVG souligne une hausse des cas d’exploitation sexuelle et de vols d’identité, notamment.

La hausse la plus marquée concerne cependant les vols de véhicules. Gatineau ne fait pas exception et suit ainsi la tendance canadienne, a souligné le directeur du SPVG, Luc Beaudoin.

S’il y avait une certaine stabilité en 2016 et 2017, avec une centaine de vols de véhicules rapportés par année, ce total a monté en flèche en 2018, avec 158 vols. Le chef Beaudoin souligne cependant que 142 véhicules ont été retrouvés.

Infractions liées aux drogues

Par ailleurs, le nombre d’infractions liées à la possession de drogues a diminué de 22 % en 2018 par rapport à 2017. Le chef Beaudoin a souligné que la légalisation du cannabis a eu sûrement une influence, tout en estimant qu’il est trop tôt pour dresser un portrait juste des répercussions. L’hiver long et difficile associé à un printemps tardif a aussi pu ralentir les activités de vente et de consommation, selon lui.

Il va falloir une certaine longueur de temps pour mesurer les impacts [de la légalisation du cannabis].

Luc Beaudoin, directeur du Service de police de la Ville de Gatineau

Le SPVG rapporte également une hausse des saisies de cannabis (environ 10 kg de plus en 2018 par rapport à 2017), de wax ou shatter — un dérivé concentré de cannabis — et de GHB (5500 ml de plus saisis en un an) aussi consommé de façon volontaire.

Le corps policier note par ailleurs avoir traité 65 dossiers liés aux opioïdes, dont 34 surdoses (15 mortelles). Le SPVG travaille de concert avec ses partenaires, comme le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais, la Sûreté du Québec (SQ) et le Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais (CIPTO), pour lancer rapidement une enquête et démanteler le réseau de revente.

Un chien dans l'herbe.Les Municipalités, comme Gatineau, envisagent de mieux encadrer les chiens potentiellement dangereux (archives). Photo : Radio-Canada

Chiens potentiellement dangereux

Le SPVG a remis moins de constats en 2018 (132) qu’en 2017 (216) liés au non-respect de la réglementation sur les chiens potentiellement dangereux. Dans près de 30 % des cas, les chiens n’avaient pas suivi de cours de dressage. Les autres constats étaient pour des chiens non stérilisés, non vaccinés ou sans micropuce (environ 20 % pour chaque aspect).

Enfin, les policiers ont été plus présents dans les parcs depuis le 1er juin dernier, puisque les maîtres peuvent y promener leur chien en laisse dans certains espaces verts. Une annonce est prévue en juin dans ce dossier.

Ottawa-Gatineau

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