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Huawei travaille sur un système d’exploitation pour remplacer Android

Le logo de Huawei devant ses bureaux britanniques.

Les États-Unis accusent Huawei d'être un prolongement des services de renseignement chinois.

Photo : Reuters / Toby Melville

Radio-Canada

Huawei travaille sur son propre système d'exploitation pour téléphones intelligents pouvant remplacer Android, selon ce qu'a annoncé l'entreprise, alors que les États-Unis ont émis des restrictions visant le géant chinois.

Google a annoncé dimanche qu’il allait couper l’accès à plusieurs de ses services et qu’il cesserait de mettre à jour Android sur les téléphones Huawei.

En réaction à cette annonce et aux rebondissements qui ont suivi, Huawei a laissé savoir mardi qu’il travaille sur un système d’exploitation mobile, sans toutefois pouvoir préciser quand celui-ci sera lancé.

Si Android venait à être bloqué pour les clients de Huawei, « une solution de remplacement se présentera naturellement – soit de la part de Huawei, soit de quelqu’un d’autre », a ajouté Abraham Liu, le représentant de Huawei auprès de l’Union européenne, au cours d’un point de presse à Bruxelles, d’après Bloomberg.

M. Liu a affirmé que Huawei fera tout en son pouvoir pour atténuer les effets des restrictions américaines, selon l’agence de presse américaine.

Une affaire riche en rebondissements

Le gouvernement américain a interdit jeudi aux entreprises du pays de faire affaire avec Huawei, coupant l’entreprise de son approvisionnement en certaines composantes de ses téléphones intelligents.

Cette affaire a connu un premier rebondissement dimanche, lorsque Google, l’un des plus importants partenaires logiciels de Huawei, a annoncé qu’il se conformerait aux restrictions américaines. Cela aurait pour effet de bloquer les mises à jour d’Android sur les appareils de la marque chinoise et de rendre inutilisables les services de Google, comme Google Maps, Gmail et YouTube.

Quelques heures plus tard, les États-Unis ont annoncé qu’ils assouplissaient temporairement les restrictions, de sorte que Google pourra finalement assurer un service ininterrompu pour les appareils Huawei au moins jusqu’au 19 août.

Huawei dépendant de Google

Alors que les applications de Google sont bannies en Chine, Huawei dépend tout de même de ces services dans le reste du monde pour convaincre les consommateurs de choisir ses téléphones, dans un marché compétitif et de plus en plus saturé.

Une éventuelle application complète des restrictions américaines signifierait que la boutique d’applications Play Store, de Google, cesserait de fonctionner. Cela priverait les clients de Huawei non seulement des services de Google, mais aussi des millions d’autres applications offertes par la boutique.

Bloomberg rapportait lundi que Huawei se préparait depuis un certain temps à l'arrivée des restrictions américaines et que l’entreprise avait donc commencé à mettre au point une boutique d’applications de son cru. Elle approchait des concepteurs depuis au moins un an pour les convaincre d’offrir leurs applications sur sa boutique.

Les nouvelles directives américaines pourraient toutefois couper l’herbe sous le pied de Huawei en interdisant aux entreprises américaines de proposer leurs applications dans la boutique du géant chinois. De nombreuses applications populaires dans le monde entier sont américaines, dont Facebook, Instagram, WhatsApp, Snapchat, Netflix et Uber, et leur absence pourrait refroidir d’éventuels clients de Huawei.

Huawei sur le marché des microprocesseurs?

On apprenait par ailleurs vendredi que Huawei s’est aussi préparé aux sanctions américaines en faisant une réserve de processeurs et d’autres composantes électroniques essentielles à sa chaîne de production de téléphones. D’après des sources anonymes citées par Bloomberg, le géant chinois pourrait résister pendant trois mois aux restrictions américaines sans trop de conséquences sur sa production.

L’entreprise serait également en train de concevoir ses propres processeurs afin de ne plus dépendre de fournisseurs américains.

Avec les informations de Bloomberg

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