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Doug Ford offre des millions aux villes et aux conseils scolaires pour trouver des sources d'économies

Le premier ministre répond aux questions des journalistes et devant des membres de son cabinet.
Le premier ministre Doug Ford estime que les municipalités et les conseils scolaires doivent collaborer pour que la province puisse éliminer le déficit. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Faisant face à une avalanche de critiques de la part d'élus municipaux et scolaires au sujet de ses compressions, le premier ministre Doug Ford leur offre 7,35 millions de dollars pour qu'ils puissent commander des vérifications comptables de leurs dépenses afin de réaliser des économies.

Selon M. Ford, les villes et les conseils scolaires doivent fournir leur part d'efforts pour aider le gouvernement à éliminer le déficit provincial, et il affirme que son gouvernement ne peut pas y arriver seul.

Dans le budget provincial, les conservateurs ont sabré le financement de certains programmes en santé publique et en éducation, notamment les services de garde, ce qui a mené à une levée de boucliers de la part de certaines villes et certains conseils scolaires.

Le maire de Toronto, John Tory, a accusé M. Ford de lui demander des coupes intenables qui mettent en péril des milliers de places subventionnées en garderie et des programmes de déjeuners dans les écoles.

M. Ford rétorque qu'il s'est fait élire en promettant aux Ontariens de trouver quatre cents d'économie pour chaque dollar dépensé par la province.

Les municipalités et les conseils scolaires ont maintenant [grâce aux audits payés par la province] les outils nécessaires pour réaliser de véritables économies et protéger ce qui est le plus important pour les Ontariens.

Doug Ford, premier ministre

M. Ford dit que des experts indépendants pourront ainsi analyser les finances des villes et des conseils scolaires une ligne [de chiffres] à la fois. L'initiative n'est pas obligatoire pour l'instant, précise le premier ministre.

Le maire John Tory rejette l'idée de recourir à un audit payé par la province. Selon lui, le gouvernement devrait annuler les compressions rétroactives et unilatérales proposées et discuter avec les villes de solutions à long terme.

 Le maire de Hamilton, Fred Eisenberger Le maire de Hamilton, Fred Eisenberger Photo : La Presse canadienne / Chris Young

De son côté, le maire de Hamilton explique que sa municipalité procède déjà à un examen minutieux des dépenses pour trouver des sources d’économies et accroître son efficacité. Tout comme le maire de Toronto, Fred Eisenberger déplore le fait que le gouvernement demande aux villes de retrancher, rétroactivement, 4 % des dépenses prévues dans leur budget.

Je suis prêt à collaborer avec le premier ministre Ford pour trouver des sources d’économie, dit-il, mais à certaines conditions : assez de surprises, cessez les compressions en santé publique et aux services ambulanciers et commençons à travailler ensemble.

Le porte-parole du NPD pour les Affaires municipales ne comprend pas la logique d'imposer des compressions aux municipalités et aux conseils scolaires et d'embaucher par la suite des consultants pour justifier ces compressions.

L'idée de Doug Ford d'embaucher des consultants n'est qu'un coup de publicité, déclare Jeff Burch. C'est un gaspillage d'argent, puisqu'il s'agit simplement de reprendre le travail que les vérificateurs municipaux ont déjà fait.

Le premier ministre fait remarquer que les intérêts de la dette provinciale coûtent actuellement 38 millions chaque jour aux contribuables ontariens.

Les intérêts de la dette, accumulés par le précédent gouvernement, constituent la réduction la plus importante des services de première ligne de l'histoire de l'Ontario, ajoute le président du Conseil du Trésor, Peter Bethlenfalvy.

Toronto

Politique provinciale