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Mauvais temps : les agriculteurs grandement inquiets

Un champs agricole rempli d'eau

La pluie et le temps frais commencent à jouer sur les nerfs des agriculteurs.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

La pluie abondante et le temps frais qui ont marqué les dernières semaines commencent à inquiéter sérieusement les agriculteurs de l'Estrie.

Les sols et les champs sont gorgés d'eau ce qui empêche la machinerie d'y être déplacée pour procéder aux semis. Selon les estimations, les semis pourront être faits au début du mois de juin, soit un mois plus tard que prévu.

Le soleil n'est pas près de s'amener si on en croit les prévisions d'Environnement Canada. De la pluie est annoncée tous les jours de la semaine à l'exception de mercredi. On regarde la météo pour la prochaine semaine et c'est plutôt un scénario catastrophe. Il y a très peu de semences de faites à date alors qu'habituellement, à ce temps-ci, on parle de terminer les semences plutôt que de les commencer. Depuis ce printemps, les champs ont de la difficulté à accueillir la machinerie sans laisser de trace. L'épandage de fumier a aussi été difficile, indique le président de l'Union des producteurs agricoles de l'Estrie, François Bourassa.

Même son de cloche du côté de la Ferme Wera où on affiche un retard d'un mois sur le calendrier de semences habituel. C'est un découragement total. Tous les matins, c'est pareil : de la pluie, de la pluie, de la pluie. On regarde la météo et on se dit qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui? Les employés ne sont pas rentrés. On est bloqués. Il faut attendre quelques journées de soleil pour pouvoir travailler le sol, espère le propriétaire de l'endroit, Richard Wera.

Beaucoup de gens, ce matin, n'ont pas le sourire aux lèvres en pensant aux travaux à faire. La température à venir amène de l'inquiétude.

François Bourassa, président de l'UPA-Estrie

Les agriculteurs souhaitent ardemment plusieurs journées de soleil. « Ça prend au moins deux jours pour assécher le sol avant que l'on puisse remettre les pieds dans les champs », ajoute M. Bourassa.

Le président de l'UPA-Estrie soutient que ses membres placent maintenant tous leurs espoirs dans un automne tardif, beau et chaud. « On pourrait rattraper le retard. »

Un champ gorgé d'eau

Les semis comptent un mois de retard

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

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