•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
analyse

Les misères du PQ

Pascal Bérubé parle, debout en costume bleu carreauté, main gauche en l'air.
Le chef intérimaire du Parti québécois Pascal Bérubé. Photo: Radio-Canada
Martine Biron

Rien n'est facile pour le Parti québécois qui, pour la énième fois, reprend son bâton de pèlerin pour sonder le cœur et l'âme de ses militants. De peine et de misère, un groupe d'irréductibles tente de redonner vie à ce parti à l'agonie.

Il a fallu faire de sérieuses compressions budgétaires au parti, qui traîne une lourde dette de près de 2 millions de dollars.

Plusieurs employés sont partis ou ont été rétrogradés. Le service des communications a été fusionné avec celui des médias sociaux. La directrice générale, Carole Poirier, est la seule cadre en poste, les deux autres postes ont été abolis.

Le parti, qui a sa permanence rue Papineau près de Radio-Canada, veut renégocier son bail qui prend fin en 2023. On aimerait couper de moitié l’espace occupé.

Ce sont donc des bénévoles qui ratissent les circonscriptions avec un questionnaire de trois questions. On annonce que tout est sur la table sauf l’indépendance.

Une des premières soirées « à micros ouverts » s’est tenue mercredi dernier à Québec, dans l’ancien fief de la députée Agnès Maltais. Aucun journaliste n’était sur place et très peu de députés y ont assisté, alors qu’ils étaient tous à Québec puisque l’Assemblée nationale siégeait.

Le chef par intérim Pascal Bérubé y était, mais les aspirants à la direction du parti Véronique Hivon et Sylvain Gaudreault brillaient par leur absence.

Un chef en 2020

Véronique Hivon affirme être toujours en réflexion, mais pense que la reconstruction du parti est prioritaire. Le congrès spécial des membres aura lieu les 9 et 10 novembre à Trois-Rivières.

Ce sera un congrès allégé, car seulement quatre délégués par circonscription y participeront au lieu des dix délégués habituels. Une économie de près d’un demi-million de dollars.

Les statuts du parti, inspiré de la ligue communiste yougoslave, seront complètement revus pour limiter les rassemblements de membres généralement coûteux. Les péquistes espèrent que la nouvelle proposition principale qui sera adoptée pourra séduire l’électorat.

On tentera ensuite de convaincre les têtes d’affiche, comme Véronique Hivon, de prendre part à la direction du parti. La course aura lieu en 2020, après celle des libéraux.

Martine Biron est analyste politique au bureau de Radio-Canada à l'Assemblée nationale

Politique provinciale

Politique