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La Côte-Nord propice à l’apiculture

Plusieurs abeilles dans une ruche.
Des dizaines d'abeilles dans une ruche. Photo: Radio-Canada / Martin Thibault
Radio-Canada

L'apiculteur de Gallix, Jean-Claude Picard, compte tirer profit de la situation géographique de la Côte-Nord, où les abeilles sont à l'abri des pesticides, pour faire croître son nombre de ruches.

Jean-Claude Picard s’adonne à l’apiculture depuis 14 ans.

Cet ancien propriétaire de bleuetière s’est d’abord intéressé aux abeilles à titre de pollinisateurs. Il remarque que les abeilles qui vivent sur la Côte-Nord sont fortes, résistantes, robustes et en santé. Selon lui, le fait qu'il n'y ait pas d'agriculture intensive sur la Côte-Nord, et par le fait même, pas de pesticides, explique la santé de ses abeilles.

 Dans le bleuet, il y a eu des augmentations jusqu’à 80% de la récolte, assure Jean-Claude Picard. Quand on a commencé à en mettre, on a commencé à voir s’élever la production de bleuets.

Quelques bleuets en gros plan dans un champ. La saison des bleuets approche. Photo : Radio-Canada / Daniel Fontaine

La seule place au Québec où l’on peut avoir des abeilles qui n’ont pas touché aux pesticides c’est dans le nord ou la montagne éloignée, indique Jean-Claude Picard. Nous autres on est au nord-est. Je pense que l’on est très bien situé pour dire que nos abeilles vont prendre une valeur importante.

Il possède présentement 97 ruches et chacune compte entre 20 000 et 60 000 abeilles. Il aimerait éventuellement posséder jusqu’à 500 ruches. Mais rien ne presse selon ce passionné des abeilles.

Abeilles qui entrent dans le rucherAbeilles qui entrent dans le rucher Photo : Radio-Canada / Joane Bérubé

Je veux développer les fleurs, je veux les développer moi-même, confie Jean-Claude Picard. Cette année, pour la première fois, je plante des arbres fruitiers qui sont ombellifères. Des pommiers, des cerisiers, de l’argousier peut-être.

Les fleurs de cerisiers sont ouvertes.Des fleurs de cerisiers. Photo : David Horemans/CBC

Il veut éviter la monoculture. Ces arbres fruitiers serviront de pâturage à ses abeilles.

Quand on va dans les grandes monocultures… ça cause un gros problème, car les abeilles comme les humains ont besoin de diversité, pas juste un pollen, souligne Jean-Claude Picard.C’est comme juste manger du beurre d’arachide tous les matins pendant 20 ans, tu te dis : « Et bien peut-être que je pourrais manger autre chose? »

L'homme est souriant.Jean-Claude Picard, apiculteur de Gallix. Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Les monocultures au Québec c’est un problème aussi fort que les pesticides.

Jean-Claude Picard, apiculteur de Gallix

Il loue ses ruches pour les besoins de pollinisation dans la région, notamment à son ancienne bleuetière. L'hiver, ses ruches sont entreposées dans une chambre d'hivernage.

Selon Jean-Claude Picard, le potentiel de la Côte-Nord pour le développement de l'apiculture est immense. En plus de profiter aux cultures de bleuets de la région, le miel récolté dans ses ruches est une façon de goûter aux fleurs qui poussent sur la Côte-Nord.

Avec les informations de Djavan Habel-Thurton

Côte-Nord

Agriculture