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Opération policière à Moncton : peu d’information communiquée aux résidents

Des policiers armés montent la garde dans la rue.
L'opération policière à Moncton a eu lieu dimanche. Photo: Radio-Canada / Marielle Guimond
Radio-Canada

L'importante opération policière menée dimanche dans le quartier Evergreen de Moncton a rappelé de mauvais souvenirs aux résidents de l'endroit, où trois policiers ont perdu la vie dans une fusillade en 2014.

Les policiers lourdement armés auront été présents dans ce quartier du nord de Moncton pendant plus de 12 heures. L’opération terminée, c’est le retour au calme, mais les gens qui y habitent ne savent toujours ce pas ce qui s’est passé.

Quelques heures plus tôt, un homme supposément armé menaçait la sécurité des résidents du quartier. Par mesure de sécurité, les policiers ont évacué plusieurs résidents, demandé à d’autres de se cacher dans leur sous-sol et installé des barricades.

Confinés dans leur maison, les citoyens étaient incapables d’obtenir plus d’information. Ils se sont tournés vers les médias sociaux.

Une mère et ses enfants.La famille Comeau a dû évacuer sa maison lors de l'opération policière, dans le quartier nord de Moncton. Photo : Radio-Canada / Marielle Guimond

Je scrutais les groupes sur Fracebook où des gens disaient que nous devons évacuer. Au moins, ça m’a donné un avis de deux minutes, a confié Nicole Comeau, une résidente.

Le lendemain, Mme Comeau et ses voisins n'en savaient toujours pas plus sur l’opération policière qui s’est déroulée près de chez eux.

Seules les rumeurs et trois publications de la GRC sur Twitter offrent un peu d’informations sur les événements. Dans ses publications sur les médias sociaux, le corps policier affirme qu’une opération a lieu et plus tard qu'elle était terminée.

Du côté de la Ville, on affirme que lorsqu’une opération policière est en cours ce sont les communications des forces policières qui sont responsables d'informer les citoyens.

La GRC, pour sa part, explique qu’elle priorise les opérations sur le terrain avant les communications en cas de descente policière. Les policiers indiquent aussi qu’il y a moins d’effectifs les fins de semaine, ce qui expliquerait pourquoi moins d’information a été donnée au public.

En tout, 16 personnes ont été évacuées. Elles ont pu regagner leurs domiciles dimanche soir.

L'homme qui a tenu le quartier en haleine pendant une douzaine d’heures a été arrêté puis relâché lundi. Aucune accusation n'a été portée contre lui.

Avec les renseignements de Marielle Guimond

Nouveau-Brunswick

Faits divers