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Le transfert d’écoles, source de division à la Commission scolaire English-Montreal

Une école

L'école primaire général Vanier est une des trois écoles de la CSEM visées par un transfert à la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île.

Photo : tirée du site web de la CSEM

Jean-Philippe Robillard

Les commissaires de la Commission scolaire English-Montréal (CSEM) sont divisés à propos du transfert de trois de leurs écoles vers la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île (CSPI), dont les établissements débordent. Ils n'arrivent pas à s'entendre sur les suites à donner à la demande du ministre de l'Éducation Jean-François Roberge.

« C'est là, la division, présentement, à la commission scolaire », affirme Angela Mancini, présidente de la CSEM.

Selon Mme Mancini, le dossier crée des tensions entre ses collègues, qui n’arrivent pas à dégager un consensus entre proposer une nouvelle solution au ministre pour venir en aide à la commission scolaire francophone ou entamer des procédures judiciaires pour faire valoir leurs droits et tenter de conserver les trois établissements. « Est-ce qu'on dépose une autre solution ou on y va du côté légal », dit-elle.

La présidente de la CSEM affirme que la majorité des commissaires sont campés sur leurs positions. Pour eux, la solution aux problèmes de surpeuplement des établissements de la CSPI réside notamment dans le transfert de l’école pour adulte Galileo qui compte plus d’une cinquantaine de classes. Une solution que le ministre Roberge a rejetée du revers de la main en raison des élèves vulnérables qui fréquentent l’établissement.

Angela Mancini déplore que ses collègues commissaires restent sur leur position. « Malheureusement, les commissaires ont choisi majoritairement de maintenir l’idée Galileo. » Le ministre souhaite qu’on regarde d’autres options, ajoute-t-elle.

Résultat : il n'y a toujours pas de nouvelles propositions sur la table à présenter au ministre.

Angela Mancini croit que sa commission scolaire a tout avantage à s'entendre avec le ministre Roberge. « Je veux vraiment être capable de déposer quelque chose au ministre pour une autre option pour qu'il la considère, puis qu'ils ne nous prennent pas nos trois écoles et qu'il dise voilà, c'est fini, on a pris vos trois écoles. Je veux vraiment éviter cette situation. »

Pour elle, la solution réside dans une cohabitation avec les francophones dans certaines écoles anglophones, le temps d'en construire des nouvelles à la CSPI.

« La cohabitation pourrait nous aider à court terme à s’assurer qu’on donne de l’aide. On pourrait maintenir cette cohabitation pendant un bout de temps, puis par la suite peut-être que les élèves francophones de la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île seraient dans leurs propres écoles et ça nous permettrait de garder nos écoles. »

La présidente de la CSEM ne voit pas d’un bon œil l’idée de se lancer tout de suite dans une bataille judiciaire. Elle craint les longs délais devant les tribunaux. Une bataille qui pourrait se solder par un échec.

D’ici là, la commission scolaire a déjà préparé un plan qui permettrait de transférer les élèves qui seraient touchés par le projet du ministre.

Dans une lettre adressée à Mme Mancini, le ministre Roberge expose le scénario possible du transfert des écoles primaires général Vanier et Gerald McShane ainsi que de l’école secondaire John Paul I Junior vers la CSPI. Il lui donne jusqu’au 10 juin pour y répondre, sans quoi, comprend-on, il ordonnera le transfert.

Le ministre invoque l’article 477.1.1 de la Loi sur l’instruction publique, qui permettrait au gouvernement d’ordonner le transfert.

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