•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’Alaska paiera la GRC pour assurer la sécurité d'employés américains à Prince Rupert

Vue aérienne du port de Prince Rupert.

Les passagers qui utilisent le traversier reliant Prince Rupert à l'Alaska rencontrent les agents des douanes américaines avant de quitter le Canada, leur permettant de poursuivre leur voyage immédiatement après être descendus du traversier.

Photo : Autorité portuaire de Prince Rupert

Radio-Canada

L'État de l'Alaska paiera pour obtenir les services d'agents armés de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) de Prince Rupert, afin de protéger ses employés en Colombie-Britannique.

Des responsables de la société des traversiers de l’Alaska indiquent que celle-ci devra payer pour ces services à même un budget réduit par l’État.

L'entreprise a été informée en mars que les agents des douanes et de la protection des frontières (U.S. Customs and Border Protection) auront besoin de la GRC parce qu’ils n’ont pas le droit d’être armés au Canada, selon une station de radio locale.

Le gouvernement fédéral américain, de qui relève la protection des frontières, n’a « jamais offert » d’aider l’État à payer les services de la GRC, mais le directeur général de la société des traversiers, John Falvey, croit qu’il s’agit de dépenses normales.

Il précise que l’Alaska a jusqu’au 1er octobre pour protéger les agents des douanes, sans quoi le passage des traversiers vers l’Alaska pourrait être interrompu à Prince Rupert.

Passer la frontière avant de monter à bord

Les passagers et les véhicules qui montent à bord des traversiers de l’Alaska à Prince Rupert font l’objet d’une vérification avant le départ, qui leur permet de descendre du traversier et de prendre la route immédiatement après l’arrivée au port.

Les agents des douanes américaines qui accueillent les passagers et vérifient leurs passeports n’ont pas le droit de porter d’arme au Canada. « Parce que c’est un pays souverain et que nous n’y avons aucune autorité », explique Jerry McGee, des services frontaliers.

L’interdiction faite aux agents n’empêche pas les passagers de transporter des armes à feu légales de part et d’autre de la frontière, « de sorte que [les] agents sont potentiellement les seuls à ne pas être armés », précise M. McGee.

Avec les informations de Associated Press

Colombie-Britannique et Yukon

Forces de l'ordre