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1600 km à vélo à la mémoire de sa fille qui souffrait d'anorexie

Gros plan d'un homme portant un casque de vélo et des lunettes de soleil.
Paul Harrisson veut sensibiliser la population aux troubles de l'alimentation et aux problèmes de santé mentale. Photo: Bridget's Wreath/Facebook
Radio-Canada

Il y a un an, Bridget Harrison, une Américaine, mourait. Pour ne pas que sa fille soit oubliée, son père a décidé d'entreprendre un périple à vélo qui l'a mené de l'État du Kansas jusqu'à Winnipeg.

Paul Harrison était accompagné dans sa quête par son frère, Kelly Harrison, et leur ami de longue date, Rick Stephens.

Bridget Harrison souffrait de dépression et d’anorexie. Le périple des trois hommes se voulait une façon de sensibiliser la population aux troubles de l’alimentation et aux problèmes de santé mentale.

« Ma fille ne voudrait voir personne passer par ce qu’elle a vécu », dit Paul Harrison.

Les trois hommes sont partis de l’Université d’État de Wichita, le 10 mai. Le trajet n’était pas nouveau pour Paul Harrisson et Rick Stephens, qui l’avaient déjà fait en 2016, pour amasser des fonds pour la lutte contre la maladie d’Alzheimer.

En cours de route, Rick Stephens a dû abandonner, mais les deux frères eux sont arrivés à Winnipeg le 19 mai, en soirée.

Deux hommes en vélos sur le bord d'une route.Paul Harrisson et son frère Rick pendant le voyage les menant à Winnipeg. Photo : Bridget's Wreath/Facebook

Secrets, honte et silence

Bridget Harrisson est morte à l’âge de 34 ans. Les premiers symptômes de l’anorexie sont apparus alors qu’elle avait 12 ans.

L’anxiété, la dépression et d’autres problèmes ont suivi, explique son père.

Malgré tout, Bridget Harrisson a fait des études en médecine et est devenue chirurgienne. « La preuve, dit son père, que la maladie mentale ne fait pas de discrimination et peut toucher n’importe qui. »

« C’est difficile d’accepter le fait que je n’ai pas pu aider ma fille, alors que je suis moi-même médecin », avoue Paul Harrisson, en soulignant que les troubles de l’alimentation constituent le taux de mortalité le plus élevé de tous les problèmes de santé mentale.

Il rappelle à quel point il existe beaucoup de stigmatisation et d’incompréhension au sujet des troubles de l’alimentation, ce qui contribue à des sentiments de peur et l’isolement.

Le périple à vélo a permis de récolter plus de 33 000 $, qui seront versés à une association américaine qui se consacre à la sensibilisation et à la compréhension des troubles de l’alimentation.

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