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L’Ontario révélera bientôt son nouveau programme d'études autochtones

Des étudiantes en salle de classe.

Le nouveau programme sera enseigné dans toutes les écoles secondaires de l’Ontario, de la 9e à la 12e année.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le ministère de l'Éducation de l'Ontario se prépare à publier son nouveau programme d'études autochtones, qui entrera en vigueur en septembre 2019. Le gouvernement progressiste-conservateur ne prévoit toutefois pas collaborer avec les partenaires autochtones avant la publication du plan.

En mars, le ministère de l’Éducation a publié un vaste plan de modernisation de ses programmes de sciences, de technologie, d’ingénierie et de mathématiques, ainsi que son programme de littératie financière.

Au même moment, il a annoncé qu’une nouvelle version du programme d’études autochtones pour les élèves de la 9e à la 12e année serait présentée en mai.

Ce programme d’études permettra aux élèves d’en apprendre davantage sur les perspectives, les cultures, les contributions et l’histoire des Premières Nations, des Métis et des Inuits dans des domaines comme les arts, la littérature, le droit, les sciences humaines, la politique et l’histoire, a déclaré le ministère dans un courriel à CBC News.

Il est ajouté, dans le même courriel, que la province investira plus de 3 millions de dollars pour appuyer la mise en oeuvre de ce programme scolaire.

Une collaboration interrompue

Le précédent gouvernement libéral de Kathleen Wynne collaborait avec des partenaires des Premières Nations depuis le printemps 2018, afin de réviser le programme ontarien.

Ce travail a toutefois été interrompu l’été dernier lorsque les progressistes-conservateurs ont pris le pouvoir.

Le gouvernement Ford ne planifie pas reprendre les pourparlers avant la publication du nouveau programme.

Un porte-parole du ministère a déclaré qu’une réunion aura lieu en juin afin de réviser les nouveaux programmes avec les représentants des Premières Nations, Inuits et Métis.

Réaction des Premières Nations

La cheffe de la Première Nation de Serpent River, Elaine Johnston, estime tout de même que les précédentes consultations auxquelles elle a participé n’ont pas été vaines.

Le gouvernement l’a déjà informée d'une rencontre prévue en juin, souligne-t-elle.

Elaine Johnston regarde la caméra.

La cheffe de la Première Nation de Serpent River, Elaine Johnston

Photo : Bryan Hendry

Nous devons nous appuyer sur le travail que nous avons accompli et nous réunir à nouveau, affirme celle qui est également présidente de l’association Indigenous Trustees Council de l’Ontario Public School Board.

Elle se dit toutefois déçue qu'il ait fallu tant de temps pour planifier une nouvelle rencontre.

Comprendre la culture de l’autre

Elaine Johnston croit par ailleurs que cette éducation sera importante pour les élèves, qu’ils soient autochtones ou non.

Selon elle, il s’agit d’apprendre les uns des autres et d’avoir ces relations respectueuses en reliant nos traditions et nos connaissances les unes aux autres.

S’ils comprennent qui nous sommes en tant que peuple autochtone de cette terre, j’espère qu’il y aura de meilleures relations et une meilleure compréhension mutuelle. Pour régler toute cette question de réconciliation… nous devons nous comprendre les uns les autres.

Elaine Johnston, cheffe de la Première Nation de Serpent River

Le syndicat des enseignants n’a pas été consulté

Même si ce sont les enseignants du secondaire qui donneront ces nouveaux cours, la Fédération des enseignantes et des enseignants des écoles secondaires de l’Ontario affirme que le gouvernement ne les a pas inclus lors de l’élaboration des nouveaux programmes d’étude.

Le président, Harvey Bishof, explique que le gouvernement n’a pas informé le syndicat de quoi que ce soit en ce qui a trait aux révisions.

Ils ont annulé les consultations de l’été dernier qui devaient avoir lieu et sont restés complètement silencieux depuis,précise-t-il.

M. Bishof indique que ses membres veulent participer à la rédaction et à la mise en œuvre du programme scolaire et que le syndicat a même communiqué avec le ministère à plusieurs reprises.

Nos membres ont hâte d'y participer, mais malheureusement, le gouvernement actuel a retardé le processus, conclut-il.

Nord de l'Ontario

Éducation