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Un magasin de cannabis d’Ottawa en rupture de stock réduit ses heures d'ouverture

Une enseigne avec l'inscription en anglais « Thank you for visiting, enjoy your trip»
Une enseigne à l'intérieur du Hobo Recreational Cannabis Store Photo: Radio-Canada / Antoine Trépanier
Radio-Canada

Un magasin de cannabis d'Ottawa est forcé de réduire ses heures d'ouverture de façon significative parce qu'il manque constamment de stock et que la province l'interdit d'augmenter la quantité de cannabis qu'il commande auprès des fournisseurs, selon les gestionnaires du commerce.

Le magasin Hobo Recreational Cannabis de la rue Bank, qui était ouvert tous les jours pendant 14 heures fermera dorénavant ses portes plus tôt les mardis et sera complètement fermé les mercredis.

Les jeudis, le magasin rouvrira ses portes à 18 h après la livraison hebdomadaire de sa commande.

Nous manquons de cannabis depuis quelques semaines, a affirmé Harrison Stoker, le vice-président de la marque et de la culture du groupe Donnelly, la société mère du commerce.

Nous aurions probablement dû être plus proactifs, mais nous anticipions une demande en montagnes russes. Or, nous constatons plutôt une demande constante à ce stade-ci, a-t-il précisé.

M. Stoker a indiqué que la province limite la quantité de cannabis que les magasins peuvent commander à 25 kilos par semaine. Hobo procède à quelque 1 400 transactions par jour, liquidant tout son stock au plus tard les mardis, habituellement.

Si on pouvait, on commanderait le double instantanément, parce que la demande est là. Mais, nous sommes de bons partenaires et de bons voisins, alors nous respectons la politique en place, a expliqué M. Stoker.

L’attrait du marché noir va demeurer fort, selon un criminologue

Les gens qui sont des usagers expérimentés vont continuer d’aller au marché noir pour obtenir leur approvisionnement de cannabis, souligne le professeur en criminologie à l’Université d’Ottawa, Eugene Oscapella.

Si, selon lui, cette situation devrait se régler d’elle-même au fil du temps, il n’en demeure pas moins que le système actuel en Ontario n’est pas adapté à la réalité du marché.

On n’avait pas pensé trop profondément [à la question de la vente]. Dès l’arrivée du gouvernement Ford, on a décidé tout à coup de changer le système de vente au détail, observe le spécialiste, en ajoutant qu’il faudrait également ajuster le prix du cannabis légal pour attirer les consommateurs qui s’approvisionnent sur le marché noir.

Des clients confrontés à des portes closes

M. Stoker a soutenu que bien qu’il ne compte pas mettre à pied ses employés, certains pourraient voir leurs heures de travail réduites. Nous allons passer à travers, a-t-il maintenu.

Des employés informaient d’ailleurs les clients venant se procurer du cannabis mercredi dernier des nouvelles heures d’ouverture du commerce.

L'intérieur du magasin Hobo où deux caissières sont derrière un comptoir.Vue de l'intérieur du magasin Hobo, rue Bank à Ottawa. Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

M. Stoker a indiqué être en pourparlers avec les autorités provinciales qui réglementent le cannabis dans l’espoir de pouvoir augmenter la quantité qu’il peut commander, mais se dit conscient que cela prendra du temps.

C’est une bonne relation, c’est très collaboratif. Je crois que nous devons seulement nous ajuster en attendant l’évolution de l’industrie, a soutenu M. Stoker.

Dans une déclaration à CBC, la Société ontarienne du cannabis (OCS) a indiqué qu’elle continuait de travailler avec ses 37 fournisseurs homologués par le gouvernement fédéral pour répondre à la demande.

Considérant la pénurie à l’échelle du pays, OCS va continuer d’évaluer l’offre et s’ajustera en fonction des besoins pour mieux répondre au volume de ventes qui se dessine, peut-on lire dans la déclaration.

Avec les informations de Jen Beard, de CBC et Claudine Richard

Ottawa-Gatineau

Commerce