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Un chevreuil sur cinq est mort cet hiver au Nouveau-Brunswick

Chevreuil caché dans un boisé.

Près du quart de la population de chevreuil est mort cet hiver (archives).

Photo : Getty Images / Tracie Michelle

Radio-Canada

L'hiver a été rude et long pour tous, y compris pour les chevreuils. On estime qu'environ 20 % d'entre eux au Nouveau-Brunswick sont morts au courant de l'hiver dernier.

C’est environ six points de pourcentage de plus que la moyenne enregistrée habituellement. Les experts pensent que la neige est l'un des facteurs principaux à blâmer dans cette affaire.

Avec les accumulations de neige qu’on a eues dans le nord, on parle d’environ 30 % de la population et majoritairement, ce sont les chevrillards nés l’année dernière qui n’ont pas pu passer l’hiver, précise Sylvain Carron, président de l'association Quality Dear Management du nord du Nouveau-Brunswick.

Un chevreuil.

L'hiver a été difficile pour les chevreuils.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, les accumulations de neige ont rendu les déplacements difficiles pour ces jeunes cervidés puisque leurs pattes n’étaient pas encore assez développées pour affronter les obstacles de l'hiver. Ces bêtes n'ont pas de sentiers pour se déplacer librement et ils deviennent donc des proies faciles pour les prédateurs environnants.

De plus, parce que le printemps s'est fait tardif et que les feuilles nont pas encore poussé sur les arbres, les chevreuils sont encore très visibles ces temps-ci, pour les coyotes par exemple.

On remarque donc un grand nombre de décès des chevrillards les plus faibles de leur portée. Ce sont souvent les femelles qui périssent en premier, explique Sylvain Carron.

Un hiver aussi long que le dernier est difficile pour les femelles qui finissent souvent par faire une fausse couche à cause des conditions difficiles et de la nourriture qui se fait plus rare, ajoute-t-il.

Cette situation pourrait avoir un impact sur le cycle de naissance des chevreuils et entraîner des répercussions à long terme sur le nombre de chevreuils.

Si le ratio de mâle et de femelle des chevreuils est bien équilibré, la situation pourrait changer. On peut monter de 30 % à 40 % la population d’une année à l’autre, souligne Sylvain Carron.

Il craint toutefois que la situation continue d'empirer si la région connaît des hivers aussi longs et arides que celui vécu cette année.

Nouveau-Brunswick

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