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Discorde autour de chemins endommagés à Pontiac

Un homme en entrevue sur un chemin de terre.
Pierre Sauvageau, secrétaire-trésorier de l'Association des propriétaires de la plage Albert Tremblay Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des dizaines de kilomètres de chemins que la municipalité de Pontiac considère comme étant privés, situés sur le bord de l'eau, suscitent la discorde.

Les associations de résidents riverains reçoivent chaque année un montant, de la part de la municipalité, pour aider à l'entretien des chemins privés. Mais ils croient que ce ne sera pas suffisant cette année. Les inondations de ce printemps ont aggravé la détérioration de plusieurs de ces chemins qui sont situés à proximité de la rivière des Outaouais.

Ils considèrent que ce sont des chemins privés, ils ne touchent pas à ces secteurs-là, donc c’est à nous de voir à ces dépenses-là, affirme Pierre Sauvageau, secrétaire-trésorier de l'Association des propriétaires de la plage Albert Tremblay, qui regroupe une cinquantaine de propriétaires. Et les travaux se chiffrent à 20 000 $. On s'enligne pour ça et l’argent n’est pas disponible.

Joanne Labadie.La mairesse de Pontiac, Joanne Labadie. Photo : Radio-Canada

La mairesse de Pontiac, Joanne Labadie, dit qu'elle a les mains liées. Québec n’autorise pas les municipalités à faire des travaux sur les chemins privés.

On a fait une demande au ministère de la Sécurité publique et au ministère des Affaires municipales (MAM) de nous donner le pouvoir de faire des travaux sur ces chemins privés, affirme la mairesse de Pontiac, Johanne Labadie. J'ai proposé l'argument que si le MAM permet les travaux, on ne sera pas obligé d'évacuer toute la communauté. Ça s’est rendu au ministre au sous-ministre et finalement, le lundi de Pâques, ils nous ont dit non.

Mais la Fédération représentant les associations de propriétaires de Pontiac, qui rassemble 850 personnes, ne veut pas en rester là.

On s'attend à avoir des services, on paie les mêmes taxes que tout le monde, affirme Marie-Ève Coupal, présidente de la Fédération. On peut à peine payer les frais de déneigement. 

Il y a environ un tiers des chemins qui n'ont pas de propriétaire, ce sont des gens décédés et personne ne voulait reprendre le chemin.

Marie-Ève Coupal, présidente de la Fédération représentant les associations de propriétaires de Pontiac

La mairesse Labadie aimerait trouver une solution, mais les budgets sont limités, selon elle. Elle estime qu’il faudrait plusieurs millions de dollars pour mettre ces chemins privés à niveau.

"Municipaliser" les chemins, c’est une option, mais la plupart de ces chemins sont très petits et ne se conforment pas au code municipal, dit-elle. Pour "municipaliser" ces chemins, il faudrait que ces routes soient en bonne condition. À certains endroits, il n’y a même pas d’espace pour les élargir.

La mairesse invite les résidents à documenter les dégâts causés par les inondations à leurs chemins privés afin qu’ils puissent faire une demande d’aide financière au gouvernement du Québec.

Ces dédommagements ne couvrent pas cependant les travaux effectués pour prévenir les inondations, ce qui inclut l’enrochement pour augmenter la hauteur de la route.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

Affaires municipales