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Google serre la vis à Huawei; l'entreprise chinoise tente de rassurer ses clients

La firme chinoise Huawei est la cible de sanctions économiques de la part de Washington. Photo: Getty Images / Kevin Frayer
Radio-Canada

Les téléphones de Huawei ne pourront plus exploiter les logiciels de Google, dont le système d'exploitation Android et les applications Gmail et YouTube.

Alphabet, la société mère de Google, aurait décidé dimanche de suspendre ses liens commerciaux avec Huawei après que l'entreprise chinoise eut été placée sur une liste noire par le gouvernement américain, selon une source au fait du dossier.

Ainsi, Google ne lui fournira plus de logiciels, de matériel informatique ou de soutien technique, à l’exception de ses services offerts avec une licence ouverte.

Les utilisateurs actuels d'un téléphone Huawei ne pourront donc pas mettre à jour leur logiciel d’exploitation Android, mais ils pourront toujours utiliser et mettre à jour les applications mobiles fournies par Google.

Ce sont les prochains modèles de l'entreprise chinoise qui n’auront plus accès aux applications de Gmail, YouTube ou Chrome, trois propriétés de Google.

Huawei ne pourra utiliser qu’une version publique d’Android et n’aura plus accès aux applications et services appartenant à Google.

Une source non identifiée

Cette source a également précisé que les conséquences de cette suspension des services offerts à Huawei faisaient encore l'objet de discussions au sein de Google.

De son côté, Huawei a déclaré lundi qu'elle allait continuer à fournir des mises à jour et un service après-vente pour tous les téléphones et tablettes de ses marques Huawei et Honor. L'entreprise chinoise n'a cependant pas mentionné ce qu'il allait advenir des téléphones vendus dans l'avenir.

L'entreprise chinoise a assuré avoir apporté une contribution importante au développement et à la croissance d'Android dans le monde. Elle dit vouloir continuer à bâtir un écosystème logiciel sûr et viable, avec notamment des mises à jour de sécurité.

Solutions de rechange recherchées

Les États-Unis mettent de la pression sur l'entreprise chinoise, accusée d'espionnage industriel aux États-Unis et d'avoir fait affaire avec l'Iran malgré les sanctions économiques américaines.

Une licence temporaire pourrait toutefois être accordée à Huawei par le département du Commerce pour une durée de 90 jours afin d'« empêcher l'interruption des opérations et des équipements du réseau existant ».

Le conflit entre Huawei et les États-Unis a même gagné le Canada, puisque la vice-présidente de l'entreprise, Meng Wanzhou, a été arrêtée en décembre dernier à Vancouver et fait face à une demande d'extradition pour être jugée aux États-Unis.

Les appareils mobiles Huawei pourront cependant faire fonctionner l’Android Open Source Project, une version libre de droits du système d’exploitation de Google.

Selon Reuters, les ingénieurs de Huawei travaillent déjà à trouver des solutions pour pallier la perte du système d’exploitation et des logiciels de Google, utilisés par près de 2,5 milliards de personnes dans le monde.

Cette décision ne devrait pas avoir d’effet notable pour les clients chinois de Huawei, étant donné que les applications de Google sont déjà bannies en Chine et sont remplacées par des logiciels de Tencent et de Baidu, des entreprises chinoises.

Ce sont plutôt les clients européens de Huawei, deuxième marché en importance pour l'entreprise chinoise, qui seront les plus touchés par cette décision de Google.

Avec les informations de Reuters

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