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La « French Mafia » tatouée sur le coeur… et sur le bras d’Antoine Pruneau

Un joueur de football assis sur le terrain dans un stade

Antoine Pruneau et son tatouage de la « French Mafia » après un entraînement du Rouge et Noir d'Ottawa

Photo : Radio-Canada

Kim Vallière

Antoine Pruneau abordait un nouveau tatouage sur l'avant-bras gauche à l'ouverture du camp d'entraînement du Rouge et Noir dimanche à Ottawa.

Le maraudeur porte fièrement des armoiries noires et rouges, avec au centre les lettres F et M, acronyme de « French Mafia », le surnom que se sont donné les joueurs francophones du Rouge et Noir au cours des années.

Avant la Coupe Grey qu’on a gagnée (en 2016) avec Arnaud Gascon-Nadon, Patrick Lavoie, Jason Lauzon-Séguin, Jean-Philippe Beaulieu et Ryan Lindley alias Steve Vachon, on s’était dit que si on gagnait, on allait se faire faire un tatouage qui représente la French Mafia, explique Pruneau, qui est allé visiter un tatoueur d’Ottawa en décembre.

Le Québécois a lui-même fait le dessin, inspiré des armoiries de la famille de sa copine, et sur lequel on peut voir des fleurs de lys. Il est aussi le premier du groupe à passer à l’action.

Je suis bien fier de ce tatouage. J’espère que d’autres joueurs vont respecter le contrat et qu’il va y en avoir plus dans les semaines à venir, lance-t-il en direction de ses amis, avec un sourire en coin.

Lauzon-Séguin et Beaulieu sont les deux seuls autres représentants de l’édition 2016 de la French Mafia qui font encore partie du Rouge et Noir, mais de nouveaux membres se sont greffés au groupe au cours des saisons, si bien qu’Ottawa compte encore le contingent de francophones le plus important dans la LCF.

Dans quelques années, je vais regarder ça et je vais me rappeler de tous les souvenirs à l’extérieur du terrain aussi.

Antoine Pruneau

C’est le fun la culture qu’on amène ici. Pour moi, c’est ça que ça représente, explique Pruneau. Ce n’est pas juste une affaire de francophones. Nos coéquipiers embarquent dans la blague. Si quelqu’un se moque de notre accent, on lui dit “attention, la mafia va peut-être venir pour toi”. C’est de bonne guerre.

La photo du tatouage sur un avant-bras à côté d'un casque de football

Le tatouage d'Antoine Pruneau pour représenter la « French Mafia », le surnom des joueurs francophones du Rouge et Noir d'Ottawa

Photo : Radio-Canada / Kim Vallière

Plus en forme que jamais

C’est assis sur le terrain que le membre du Rouge et Noir depuis ses débuts a raconté une portion de son hiver, une saison au cours de laquelle il a apporté une plus grande attention à sa préparation physique.

J’avais pourtant l’impression d’avoir fait la meilleure préparation de ma vie pendant la saison morte, mais ça te rattrape toujours cette première journée-là, souligne-t-il en riant.

Le vétéran de 29 ans a profité de l’encadrement offert par l’équipe. Il promet n’avoir manqué aucune journée du plan élaboré par les physiothérapeutes et les préparateurs physiques. Il a aussi apporté une attention particulière à son alimentation.

L’objectif : prévenir avant de guérir, un concept qui n’a pas toujours primé chez Pruneau, qui joue toujours très physiquement.

Est-ce la preuve qu’un des joueurs chouchous des partisans est devenu un « adulte »? Je mature beaucoup, tranquillement pas vite, mais le football, ça te garde jeune. Je pense que je garde les bons côtés de ma jeunesse et les bons côtés de la maturité, termine le numéro 6 dans un éclat de rire.

Ottawa-Gatineau

Football