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Des écologistes albertains refusent de se laisser intimider par le nouveau gouvernement

Jason Kenney lors d'une conférence de presse.
Jason Kenney a promis de mettre fin « aux mensonges et mythes véhiculés à propos du secteur énergétique». Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les groupes environnementaux pris pour cibles par le premier ministre de l'Alberta, Jason Kenney, promettent qu'ils ne se laisseront pas intimider par la « cellule de crise » dans laquelle il promet d'injecter 30 millions $ pour défendre le secteur énergétique de la province.

« Partir à la chasse aux écologistes peut être payant sur le plan politique, mais ça n'a rien à voir avec la discussion que devraient ouvrir l'Alberta et le Canada », soutient Simon Dyer de l’Institut Pembina, un groupe de réflexion sur les énergies propres établi à Calgary.

Jason Kenney a cité l’Institut Pembina ainsi que Greenpeace comme des exemples d'organisations qui déforment la vérité quant aux effets des sables bitumineux.

Le premier ministre albertain s'est engagé à financer des poursuites judiciaires contre les écologistes qu'il considère fautifs et à lancer une enquête publique sur leurs sources de financement aux États-Unis.

Simon Dyer de l’Institut Pembina et Keith Stewart de Greenpeace estiment que cette histoire de « cellule de crise » est surtout pour les partisans du Parti conservateur uni.

« Une grande partie de la rhétorique entourant notre travail et notre apport à l'Alberta repose sur de la désinformation totale », se désole Simon Dyer, qui souligne que l’Institut Pembina a travaillé avec pratiquement toutes les grandes sociétés énergétiques de la province.

Keith Stewart, lui, dresse un parallèle entre ces menaces et la campagne menée en 2012 contre les groupes environnementaux par les conservateurs fédéraux de Stephen Harper.

Ecojustice, un cabinet spécialisé en droit de l'environnement confirme avoir été contacté par certains groupes. « Nous leur avons répondu que nous serions là pour eux, mais qu’il ne fallait surtout pas se laisser distraire comme le veut Jason Kenney », indique son représentant, Devon Page.

Attention aux menaces

L’Association canadienne des libertés civiles estime que le gouvernement albertain devra agir avec caution. « C’est une chose de défendre ses positions, c’en est une autre de menacer des gens et leur liberté d’expression », dit sa représentante, Cara Zwibel.

Selon l’avocat d’Edmonton spécialisé en droit des médias, Sean Ward, la province pourrait effectivement s'exposer à des poursuites si ses déclarations portent préjudice à une personne ou à un groupe.

Avec des informations de La Presse canadienne

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