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François Legault à New York pour « accélérer » la vente d'électricité québécoise

Le premier ministre du Québec, François Legault, à son arrivée à New York Photo: Radio-Canada
Jean-Philippe Guilbault

Le premier ministre du Québec, François Legault, s'est donné pour mission d'« accélérer » le processus de négociation pour alimenter la Grosse Pomme en hydro-électricité.

Après le président-directeur général d’Hydro-Québec Éric Martel et le maire de New York Bill de Blasio lui-même, voilà que François Legault se montre particulièrement intéressé à ce que la province alimente la plus grosse ville des États-Unis en hydro-électricité.

« On est au début du processus », a toutefois nuancé M. Legault lors de son arrivée au Musée juif de New York, dimanche, où il devait visiter une exposition sur Leonard Cohen.

« On ne sera pas dans la négociation des prix. On veut voir s'il y a moyen d'accélérer le processus » de négociation, a ajouté le premier ministre.

À défaut de rencontrer M. de Blasio qui est en pleine campagne électorale pour la présidentielle américaine de 2020, M. Legault rencontrera lundi Dean Fuleihan, le numéro 2 de la métropole.

Le premier ministre a reconnu que l’objectif de sa visite était de chercher à doubler l’approvisionnement en hydro-électricité de New York dont 5 % de l’énergie provient présentement du Québec.

On sait qu'on a des surplus et on vise trois marchés : l'État et la ville de New York, la Nouvelle-Angleterre et l’Ontario.

François Legault, premier ministre du Québec

Questionné à savoir si un possible contrat mènerait à la construction d’une ligne électrique souterraine ou à air libre jusqu’aux États-Unis, le premier ministre s’est dit ouvert à toutes les possibilités.

Selon M. Legault, la durée du potentiel contrat aura un impact sur cette décision puisqu’une entente à long terme permettrait plus facilement d’amortir les coûts d’infrastructure.

M. Legault a reconnu qu’une offensive politique pour vendre les surplus hydroélectriques aux États-Unis pourrait se heurter à un obstacle de taille, soit le marché du gaz naturel de schiste, ressource beaucoup plus abordable pour les Américains.

« Ça a complètement changé le marché de l’énergie. Quand je parle à Charlie Baker, le gouverneur du Massachusetts, il envisage comme compétition à Hydro-Québec le gaz. Pour l’hydro-électricité, les tarifs sont pas mal compétitifs avec le gaz, mais en plus c’est vert, c’est renouvelable, ce qui n’est pas le cas du gaz. »

Le premier ministre a ajouté que sa délégation avait « du travail à faire » pour convaincre le gouvernement fédéral que l’hydro-électricité se veut une alternative rentable économiquement et beaucoup plus efficace en période de pointe que d'autres alternatives vertes comme l'éolien ou l'énergie solaire.

Investissements privés recherchés

En plus de rencontrer des politiciens, François Legault profitera de son passage aux États-Unis pour rencontrer « une vingtaine » d’entreprises privées.

« On veut, dans les prochaines années, faire un rattrapage en faisant exploser les investissements privés », a fait valoir le premier ministre.

Selon lui, « les incitatifs financiers seront meilleurs que jamais » pour investir au Québec.

M. Legault a répété son objectif d’augmenter le nombre d’emplois à bons salaires dans la province.

Au cours de sa visite de quatre jours aux États-Unis, le premier ministre québécois doit également rencontrer la lieutenante-gouverneure de l’État de New York, Kathy Hochul, en plus de représentants du gouvernement américain à Washington, mercredi, pour discuter de la levée des tarifs sur l’acier et l’aluminium.

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