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La « résistance » contre les compressions en francophonie toujours prioritaire pour la FESFO

une femme qui sourit
La nouvelle présidente de la FESFO, Karelle Sikapi, est élève à l'École secondaire Ronald-Marion de Pickering. Photo: Radio-Canada / Bienvenu Senga
Bienvenu Senga

La nouvelle présidente de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), Karelle Sikapi, compte poursuivre la mobilisation des élèves contre les compressions du gouvernement Ford dans les services en français entamée par sa prédécesseure. L'élève de 11e année à l'École secondaire Ronald-Marion de Pickering a été élue dimanche en marge des 26e Jeux franco-ontariens qui se déroulent dans le Grand Sudbury.

Karelle Sikapi affirme que le mouvement de la « résistance » franco-ontarienne déclenché par l’abolition du Commissariat aux services en français et l’annulation du financement de l’Université de l’Ontario français (UOF) [lui] tient vraiment à coeur.

Je tiens vraiment à m’assurer qu’il n’y ait pas d’attention qui soit perdue quant au mouvement, de manière à ce que les gens restent toujours conscients du fait que nous sommes présents et nous cherchons à revendiquer nos droits.

Karelle Sikapi, nouvelle présidente de la FESFO

L’élève de 17 ans sera épaulée par Natasha Pelletier, élève en 11e année à l’École secondaire Étienne-Brûlé de Toronto, qui occupera les fonctions de vice-présidente de la FESFO.

La jeunesse est la raison de cette mobilisation, la mobilisation est pour les jeunes et donc, nous on devrait être la mobilisation, note-t-elle.

Une fille qui souritLa nouvelle vice-présidente de la FESFO, Natasha Pelletier, est élève à l'École secondaire Étienne-Brûlé de Toronto. Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Mais à son avis, la mobilisation devrait s’éloigner des manifestations publiques.

Les manifestations, on manque de l’école et ce n’est pas ça le but, je pense que c’est plutôt [de se tourner] vers des actes concrets, alors aller et parler avec les membres du parlement et vraiment démontrer que la jeunesse est importante et qu’on est matures et qu’on a de bonnes opinions, déclare-t-elle.

« Une lutte qui n'est pas terminée », selon la présidente sortante

Alors qu’elle dresse son bilan, la présidente sortante de la FESFO, Lydia Philippe, avoue que ses projets ont pris un nouveau tournant après l’annonce des compressions, le 15 novembre.

Je pensais juste faire de la recherche sur des dossiers comme la santé mentale et le vote à 16 ans, mais ce n’est pas ça qui m’attendait, indique-t-elle.

Même si le gouvernement n’a jamais complètement fait marche arrière, elle n’a pas l’impression de laisser certains de ses dossiers inachevés.

On est quand même à l’étape de discuter avec nos partenaires et je ferai de mon mieux pour travailler avec la prochaine présidente pour que les tâches soient bien transmises avec transparence et fluidité, souligne Mme Philippe.

C’est une lutte qui n’est pas terminée. J’aime dire : “l’avenir appartient à ceux qui luttent” et c’est une cause à laquelle la jeunesse tient beaucoup.

Lydia Philippe, présidente sortante de la FESFO

Un éveil civique

Candidate déchue à la vice-présidence, la Sudburoise Chlöé Madore-Bouffard avait initialement voulu prendre une pause de la FESFO pour sa 12e et dernière année d’école secondaire.

Mais la récente mobilisation citoyenne des Franco-Ontariens la porte à croire que l’année prochaine sera une année très mouvementée et où la jeunesse franco-ontarienne devra avoir son mot à dire.

Une fille qui souritChlöe Madore-Bouffard est élève à l'École secondaire Macdonald-Cartier de Sudbury. Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Il faut encore être plus politique, être présent et célébrer avec tout le monde puis montrer que même sans notre commissaire ou notre université de langue française, on est ici et on est fiers, indique l’élève à l’École secondaire publique Macdonald-Cartier.

Le postsecondaire et autres revendications

La nouvelle présidente de la FESFO prévoit aussi continuer de faire en sorte que la jeunesse puisse se retrouver dans son éducation.

Venant elle-même du sud de la province, Karelle Sikapi estime que cela passe avant tout par un meilleur accès à l’éducation postsecondaire en français.

Au cours de son mandat d’une année, elle s’engage aussi à mettre de l’avant la voix de la jeunesse et revendiquer le droit de la jeunesse d’être représentée en général de manière à ce qu’elle ne soit pas isolée.

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