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Les syndicats divisés sur le remplacement du système de paye Phénix

Illustration montrant une main déposant un signe de dollar dans une boîte sur laquelle est écrit « Phénix ».
Le système de paye Phénix continue de coûter cher au Trésor et ne sera pas remplacé de sitôt, ce qui divise les syndicats. Photo: Radio-Canada / Simon Blais
La Presse canadienne

L'équipe fédérale devant mettre en place un nouveau système de paye des employés gouvernementaux pour remplacer Phénix présentera au gouvernement diverses solutions au cours des prochaines semaines, ont mentionné des responsables.

Un porte-parole du ministère chargé de la supervision du projet a déclaré que ces solutions comprendront probablement des projets pilotes.

Le plan pourrait mettre en concurrence deux des trois soumissionnaires potentiels afin d'établir, indépendamment ou conjointement, laquelle des solutions proposées fonctionnera le mieux.

Farees Nathoo, du Conseil du Trésor, a dit que la prochaine étape visera à tester ces diverses solutions plus tard dans l'année.

Toutefois, la proposition met à nu de façon évidente les divisions existant parmi les syndicats représentant les quelque 300 000 employés fédéraux aux prises avec un système de paye déficient depuis plus de trois ans.

Selon l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), le gouvernement ferait fausse route s'il allait de l'avant avec une telle proposition. Le syndicat craint un nouveau cafouillage dans le système de rémunération.

La mise à l'essai de systèmes de rémunération distincts dans différents ministères pourrait poser aux employés fédéraux des problèmes similaires à ceux qu'ils vivent actuellement, a prévenu le président national de l'AFPC, Chris Aylward.

C'est très préoccupant, car ils n'ont aucune idée de la voie à suivre.

Chris Aylward, Alliance de la fonction publique du Canada

Quand les premières défaillances sont apparues peu de temps après le lancement de Phénix, en 2016, le gouvernement les avait alors imputées aux systèmes de communication obsolètes des différents services des ministères, incapable de communiquer entre eux ou avec Phénix, a rappelé M. Aylward.

« Ça me préoccupe quand j'entends dire que le gouvernement ignore le nombre de fournisseurs qu'il va utiliser et qu'il pourrait en avoir besoin de plus qu'un, a-t-il ajouté. On dirait que nous rejouons la même pièce. Il a besoin d'un système qui fonctionne pour les 300 000 employés actuellement payés selon Phénix. »

L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada, qui représente environ 60 000 employés, collabore étroitement avec le gouvernement pour trouver un nouveau système de rémunération. Il ne partage pas les préoccupations de l'AFPC.

« Pourvu que ces systèmes soient compatibles et qu'ils soient connectés par une sorte de nuage interne, il ne devrait pas y avoir de problème, a soutenu la présidente du syndicat, Debi Daviau. Mais à ce stade, nous essayons simplement de déterminer quel sera le meilleur système. »

Selon Mme Daviau, un projet pilote à l'Agence du revenu du Canada permettrait, par exemple, de rémunérer correctement environ 50 000 personnes par année, par opposition à la mise en place d'un logiciel entièrement nouveau qui pourrait nécessiter plusieurs années.

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