•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Espoir d'un retour à la normale, dans l'Est ontarien, après la levée des tarifs douaniers américains

Sean Benson.

Sean Benson, de Campbeel Pools à Orléans, soutient que ses fournisseurs ont augmenté leurs prix en raison des tarifs douaniers.

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer/CBC

Radio-Canada

Des travailleurs et des employeurs des industries de l'aluminium et de l'acier touchés par l'imposition de barrières tarifaires par l'administration américaine l'an dernier sont heureux de leur élimination, annoncée vendredi. Par contre, ils se demandent toujours quand les changements se feront sentir.

En juin, les États-Unis ont imposé des tarifs douaniers de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur les importations d’aluminium canadiennes, citant des inquiétudes liées à la sécurité nationale, avant une riposte canadienne.

Ces nouveaux frais ont eu un impact sur les chaînes de distribution, en plus d’augmenter les coûts pour les entreprises dont les produits contenaient ces matériaux. Parmi ces entreprises touchées se trouve Campbell Pools, dans le quartier Orléans à Ottawa.

Le représentant Sean Benson a affirmé que les prix de ses fournisseurs ont augmenté de 8 à 10 % après l’imposition des tarifs douaniers, ce qui a forcé l’entreprise à augmenter ses prix.

Ses employés ont d’ailleurs dû justifier la hausse de prix aux clients, expliquant que la barrière tarifaire était derrière l’augmentation.

Les manufacturiers ont dit très clairement qu’ils augmentaient les prix en raison des tarifs douaniers et que l’augmentation était significative, a dit M. Benson.

Pas de différence d’ici 2020?

Sean Benson a soutenu que la nouvelle entente est non seulement bonne pour son industrie, mais pour l’économie entière.

Nous attendons impatiemment l’effet d’entraînement des changements jusque dans l’industrie des piscines, qui est un grand acheteur d’acier, a-t-il dit.

Tant l’acier que l’aluminium sont transportés de part et d’autre de la frontière pendant la fabrication de piscines, a expliqué M. Benson, ajoutant que son fournisseur principal est propriétaire d’une usine près de Toronto et d’une autre dans l’état de New York.

J’ai été surpris d’apprendre à quelle fréquence ces produits traversent la frontière. Avec le libre-échange, nous tenons pour acquis à quel point les économies canadienne et américaine sont intégrées, a soutenu M. Benson.

Toutefois, il s’attend à ce que ses clients ne ressentent aucun effet des changements d’ici l’an prochain.

50 mises à pied à L'Orignal

Un représentant syndical de l’industrie de l’acier d’Ottawa, David Lipton, espère que le retrait des tarifs douaniers ramènera des emplois à l’usine Ivaco Rolling Mills de L'Orignal, à l’est de la capitale.

David Lipton.

David Lipton est un représentant syndical de l'industrie de l'acier à Ottawa.

Photo : Radio-Canada / Matthew Kupfer/CBC

À l’époque de l’entrée en vigueur de la barrière tarifaire, l’usine vendait 75 % de ses produits aux États-Unis.

M. Lipton a affirmé qu’environ 50 personnes ont dû être mises à pied à L'Orignal et des centaines d’autres ont connu un sort similaire partout au pays. Une guerre tarifaire comme celle-là n’est jamais une bonne chose, a-t-il commenté.

Selon lui, il était à peu près temps que les États-Unis retirent la barrière tarifaire.

Ça fait un an que ça dure. C’est un an de trop, à notre avis. Nous sommes heureux du dénouement, a soutenu M. Lipton.

Selon lui, il est difficile de dire à quel moment les travailleurs pourront constater l’impact du changement, mais il a dit espérer qu’un impact positif mesurable se fasse sentir rapidement.

Avec les informations de Krystalle Ramlakhan, de CBC

Ottawa-Gatineau

Économie