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Trump se dit « pro-vie », mais favorable à des exceptions

Donald Trump devant des drapeaux américains

Le président américain a rappelé samedi sur Twitter qu'il est contre l'avortement, sauf en cas de viol, d'inceste ou pour la protection de la vie de la mère.

Photo : Reuters / Carlos Barria

Agence France-Presse

Le président américain, Donald Trump, s'est déclaré samedi « profondément pro-vie » tout en se disant favorable à des exceptions pour les grossesses résultant d'un viol ou d'un inceste, après l'adoption par plusieurs États américains de restrictions sur les avortements.

« Comme la plupart des gens le savent, et pour ceux qui aimeraient le savoir, je suis fermement en faveur de la vie, à trois exceptions près – viol, inceste et protection de la vie de la mère –, la même position que celle adoptée par Ronald Reagan », a expliqué M. Trump dans un tweet.

Le président a fait part de son point de vue sur l'avortement quelques jours après l'interdiction par l'Alabama de tous les avortements sauf en cas de danger mortel pour la mère, avec des peines pouvant aller jusqu'à 99 ans de prison pour les médecins en pratiquant.

La question de l'interruption volontaire de grossesse devrait être au coeur de la prochaine présidentielle américaine, en 2020.

Donald Trump a conquis la droite religieuse en promettant de nommer des juges opposés à l'avortement au sein de la plus haute juridiction du pays. Depuis son élection, le président a fait entrer deux magistrats à la Cour suprême, Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh, si bien que les juges progressistes y sont désormais minoritaires (quatre sur neuf).

La droite religieuse espère maintenant que la Cour suprême, forte de sa nouvelle majorité conservatrice, reviendra par petites touches sur sa décision historique de légaliser l'avortement.

Après l'Alabama, le Missouri a interdit cette semaine l'avortement à partir de huit semaines de grossesse.

La Georgie, l'Ohio, le Mississippi, le Kentucky, l'Iowa et le Dakota du Nord, des États républicains, ont adopté des lois interdisant les avortements à partir du moment où les battements de coeur du foetus peuvent être détectés.

Toutes ces lois sont en contradiction flagrante avec l'arrêt Roe contre Wade de 1973, qui garantit le droit des Américaines à avorter tant que le foetus n'est pas viable (vers la 24e semaine de grossesse).

Elles devraient donc être rapidement bloquées par des tribunaux. Mais leurs promoteurs ne comptent pas en rester là : ils ont fait savoir qu'ils enchaîneraient les recours jusqu'à atteindre la Cour suprême, qu'ils espèrent convaincre de revenir sur sa décision de 1973.

Donald Trump a également demandé au Congrès d'interdire les avortements tardifs.

Dimanche, des défenseurs du droit des femmes à l'interruption de grossesse devraient manifester dans quatre villes de l'Alabama, y compris la capitale de l'État, Montgomery. « Les gens devraient avoir le droit de prendre les décisions les meilleures concernant leur corps sans ingérence de l'État », ont écrit les organisateurs sur Facebook.

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