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Un lieu d'entreposage de véhicules et de ferraille inquiète à Mani-Utenam

Un camion et des instruments en métal sont disposés derrière une barrière.

Le terrain où le matériel de Robert Mazerolle est entreposé.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Marie-Christine Rioux

Quelques membres de la communauté innue de Uashat Mak Mani-Utenam ont manifesté samedi pour réclamer qu'un entrepreneur de la région retire les véhicules et le matériel qu'il entrepose sur un terrain de leur communauté. Les manifestants craignent surtout que le terrain et la nappe phréatique soient contaminés par cet entreposage.

L’entrepreneur Robert Mazerolle utilise notamment ce terrain pour y garer des véhicules usagés.

L’entrepreneur explique que le propriétaire du terrain, un ami qui est membre de la communauté de Mani-Utenam, lui a permis de l’utiliser à cet effet.

L'instigatrice de la manifestation, Constance Vollant, lors d'une entrevue au micro de Radio-Canada.

L'instigatrice de la manifestation, Constance Vollant

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

L'instigatrice de la manifestation, Constance Vollant, justifie ses craintes par la condamnation de Robert Mazerolle en 2013 pour le rejet de contaminants et le mauvais entreposage de matières dangereuses. Celui-ci avait alors été reconnu coupable de 13 infractions à la Loi sur la qualité de l'environnement et au Règlement sur les matières dangereuses.

Ça fait que moi, j'ai peur qu'il arrive la même chose sur ce terrain. C'est pour ça que j'ai lancé cette pétition-là et que je fais cette démarche-là.

Constance Vollant, instigatrice de la manifestation

Elle ajoute que la manifestation avait comme objectif d’inciter Robert Mazerolle à venir chercher ses affaires, toute sa “ferraillerie”, et [à] les sortir de [la] communauté.

Léo St-Onge, le propriétaire des Jardins secrets d’Océane, participait lui aussi à la manifestation. Son entreprise fait pousser des légumes biologiques sur le terrain voisin de l’espace où Robert Mazerolle entrepose du matériel et des véhicules.

Léo St-Onge s’inquiète de la contamination du sol et de la nappe phréatique par la ferraille ou l’huile qui pourrait s’échapper des véhicules.

L'entrepreneur Robert Mazzerole, lors d'une entrevue au micro de Radio-Canada

L'entrepreneur Robert Mazzerole

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

De son côté Robert Mazerolle se défend de provoquer tout type de contamination et dit être victime d'une campagne de salissage.

Je suis d'accord avec ça, qu'ils manifestent, mais ils manifestent pour rien. Ce que je ne comprends pas, c'est le salissage qu'ils font. Ils me salissent sur Internet et je suis toujours resté poli et je vais rester poli malgré tout ce qu'il se passe. Je me dis “vous perdez votre temps”, raconte l’entrepreneur.

Il garantit notamment que son camion de vidange de fosse septique, qui se trouve aussi sur place, est vide. Le véhicule est simplement en attente de réparation.

Un camion, une tente-roulotte et un bus scolaire sont notamment garés sur le terrain.

Robert Mazerolle entrepose de nombreux véhicules sur le terrain en question.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

L'homme d'affaires dit être prêt à faire visiter le terrain à quiconque doute de ses pratiques.

Je ne suis pas le genre à vouloir contaminer. Les gens me jugent et devraient venir me voir et venir constater. Après, là, ils pourraient juger.

Robert Mazerolle, propriétaire de la compagnie de remorquage Robert

Robert Mazerolle explique qu'il videra le terrain en question de tous ses avoirs d'ici la fin du mois de mai, à la suite d’une entente avec le conseil de bande de Uashat Mak Mani-Utenam.

D’après un reportage de Djavan Habel-Thurton

Côte-Nord

Justice et faits divers