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L’école secondaire Thériault : une histoire de famille

La famille Auclair devant des chandails de l'équipe sportif de l'école secondaire Thériault.
Les grands-parents Liza & Ray Auclair, la maman Mélissa Hall & le petit-fils Jonah Hall ont tous étudié à l’école secondaire catholique Thériault de Timmins, en Ontario. Photo: Radio-Canada / Jimmy Chabot
Radio-Canada

L'école secondaire catholique Thériault de Timmins coule dans les veines de la famille Auclair-Hall. Les grands-parents, la mère et les petits enfants ont tous fréquenté l'école qui célébrait son 50e anniversaire ce week-end.

C’est au milieu des années 70 que Liza & Ray Auclair se sont rencontrés. Leur histoire d'amour a débuté à l'école.

J’ai vu le portrait de Liza dans le Daily Press qui participait au ''fashion show''. Mon frère était dans la même classe qu’elle. J’ai dit, ‘’Rick, c’est qui cette fille-là?’’ Il me répond ‘’ c’est Liza Fortier’’. Donc, je suis venu au défilé de mode! , se remémore Ray Auclair avec les étoiles dans les yeux , tout en regardant sa femme.

On s’est fiancé pendant la soirée de ma graduation en 1975, ajoute Liza.

Liza pose pour promouvoir le défilé de mode dans le journal local en compagnie du frère de Ray Auclair, Richard.Liza pose pour promouvoir le défilé de mode dans le journal local à côté du frère de Ray Auclair, Richard. Photo : Radio-Canada / Gracieuseté

Et arrive leur fille Mélissa, finissante en 1995.

Les contacts qu’elle s’est forgés comme étudiante l’ont ramené à l’école quelques années plus tard, cette fois devant la classe.

Je me souviens de mon enseignant de mathématiques Alain Bélanger qui était bon pour raconter des blagues. Qu’est-ce qui est spécial dans tout ça ? C’est vraiment grâce à lui que j’ai eu l’emploi à Thériault. Il était le directeur de l’établissement jusqu’en 2016 , raconte Mélissa Hall qui enseigne en 10e année.

Et finalement, les petits-enfants. Sous le regard de maman, Nicholas - 11e année - et Jonah - 9e année - foulent chaque matin les couloirs de l’école.

Mon plus vieux n’aime pas trop ça me voir dans les corridors. Il ne voulait pas être sur votre photo par peur que ses amis sachent que sa mère enseigne à l’école. Peut-être plus tard, ils vont apprécier [sic] que nous soyons plusieurs générations à avoir passé par ici , s’exclame sa mère, Mélissa.

Des souvenirs plein la tête

La grand-mère cache les yeux du petit-fils pendant que la mère lit un extrait du journal.Mélissa Hall lit un extrait du souterrain à sa mère. Photo : Radio-Canada

Les classes de l’école secondaire catholique abondent de photos; des souvenirs des cinquante dernières années. Mélissa Hall tombe sur une édition du Souterrain, ce journal controversé de l’école datant du début des années 90.

C’était mensuel, on le lançait depuis la mezzanine de l’agora. C’était vraiment interdit. On ne savait pas qui étaient les auteurs. On racontait des histoires qui pouvaient blesser sur les élèves et les enseignants. Moi, j’étais une bonne fille, je n’osais même pas lire les articles , se souvient Mélissa.

Extrait du journal Souterrain:

Une note à la direction: Franchement, je ne sais qu’est-ce qui est [sic] votre problème. Pensez-vous qu’avec votre attitude martial [sic], et vos faces de boeuf [sic] que vous allez accomplir vos tâches de ‘’Enforcers’’ ?

Toujours à l’oeuvre

Master Symphon

La grand-mère de famille, Liza Auclair, garde un souvenir frais des soirées de danse à l’école.

Mon meilleur souvenir serait les danses mensuelles de Thériault. On avait des bands, ce n’était pas des DJ ni un CD, c’était du vrai Rock N’roll , relate-elle.

Les deux hommes posent devant l'escalier.En 1970, Ray Auclair et son meilleur ami Denis Robichaud participaient à une compétition de cross country à Iroquois Falls. Ils ont profité des retrouvailles pour reproduire la photo. Photo : Radio-Canada / Gracieuseté

Ray Auclair, quant à lui, était tout un joueur de tours.

On avait un piano avec des roulettes dans les corridors. Moi, je l’ai caché dans la salle de bain des gars , confesse le grand-père à son petit-fils sur les lieux du crime.

Mais puisque leur mère n’est jamais bien loin, Nicholas et Jonah se doivent d’être plus sages!

Nord de l'Ontario

Art de vivre