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Un futur prometteur pour les finissants en animation 3D

Elle se tient debout à côté d'un écran où l'on voit un tigre animé.
Marie-Dominique Bernard présente une scène du film Mowgli sur lequel elle a travaillé. Diplômée du Cégep de Matane, elle travaille aujourd'hui pour le studio Squeeze. Photo: Radio-Canada / Catherine Poisson
Catherine Poisson

Les finissants en Animation 3D et synthèse d'images au Cégep de Matane présentent samedi soir un court-métrage d'animation ainsi que leur portfolio personnel. Cette soirée met fin à deux journées de conférences visant à les préparer à leur entrée sur le marché du travail.

De vendredi à samedi, les étudiants ont pu assister à des conférences et des ateliers animés par des professionnels occupant différentes fonctions dans l'industrie.

En tout, on a des représentants de 13 entreprises différentes, alors c'est très intéressant, c'est la plus grosse année à date, se réjouit l'enseignant en animation 3D Jean-Marc Philion.

Cinq conférenciers sont eux-mêmes des diplômés du Cégep de Matane. Deux d'entre eux sont aujourd'hui à l'emploi d'Ubisoft Québec, ce qui rend leur parcours et leurs conseils d'autant plus pertinents aux yeux des étudiants.

Ce qui est intéressant, c'est que les anciens étudiants utilisent les mêmes mots que nous en cours, mais vu que ça vient d'eux, ils arrivent du marché du travail, ils sont plus crédibles que les profs, plaisante M. Philion.

Les étudiants adorent ça et c'est une occasion de se faire des contacts. Pour trouver un emploi dans ce domaine, après la qualité du démo, c'est les contacts.

Jean-Marc Philion, enseignant en animation 3D au cégep de Matane

Samedi après-midi, la spécialiste en acquisition de talents pour Ubisoft Québec, Émilie Arsenault, a pris part à des simulations d'entrevue avec les étudiants. Elle s'est ensuite adressée à eux pour les aider à bien comprendre ce qui est recherché par les entreprises.

Elle se tient debout dans le hall d'entrée du cégep et sourit à la caméra.Émilie Arsenault, spécialiste en acquisition de talents pour Ubisoft Québec Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

C'est la deuxième fois qu'elle se déplace jusqu'à Matane pour rencontrer les finissants du programme.

On est vraiment bien accueillis ici, on peut penser que Matane, c'est loin des grands centres comme Québec et Montréal, mais les enseignants sont très proches des compagnies, ils créent des liens solides, ils veulent avoir notre feedback, on sent qu'ils ont vraiment l'intérêt de former leurs étudiants en fonction des besoins des compagnies, constate-t-elle.

En dernière année, les étudiants se spécialisent et c'est beaucoup ce qu'on cherche, des spécialistes dans un métier précis, alors c'est un avantage pour le Cégep de Matane.

Émilie Arsenault, spécialiste en acquisition de talents pour Ubisoft Québec

Avec 4000 employés à Montréal et 500 à Québec, l'idée de débuter au sein d'Ubisoft peut intimider certains étudiants, mais Mme Arsenault presse les étudiants de tenter leur chance.

On est toujours en recrutement, Ubisoft est en croissance, alors il y a toujours des opportunités pour les finissants. On les encourage à postuler et à postuler encore si ça ne fonctionne pas du premier coup, affirme-t-elle.

Après la présentation du court-métrage, Ubisoft Québec a remis une bourse de 500 $ à l'étudiante s'étant le plus démarquée par son portfolio, son parcours académique et son attitude. L'étudiante récipiendaire est Anaïs Gosselin.

Partir ou rester après les études?

Le finissant Pablo Rollin, originaire de l'Île de la Réunion, espère rester à Matane pour travailler au studio Squid Squad et participer à la réalisation de vidéoclips musicaux.

Il fait toutefois figure d'exception. Sans surprise, la plupart des finissants visent des entreprises basées à Montréal ou Québec.

Des dizaines d'ordinateurs sont alignés sur une grande table. Sur les écrans défilent des scènes de films et des personnages animés.Chaque finissant présente son portfolio sur un ordinateur dans le puits du hall du Cégep de Matane. Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Jennifer Bélanger Barriault, par exemple, a jeté son dévolu sur l'entreprise Rodeo FX, à Québec, où elle aimerait faire de l'animation. La conférence présentée par Olivier Cartier, un diplômé du Cégep de Matane aujourd'hui employé à Rodeo FX, lui a permis de confirmer son choix.

J'ai eu l'opportunité d'aller visiter la compagnie à Québec, et ça a été un coup de coeur. L'esprit de famille, j'aime vraiment ça, souligne Jennifer.

Le fait d'être pitchée dans une grosse industrie, ça me fait un peu peur, mais quand tu vois ça, ça fait du bien.

Jennifer Bélanger Barriault, finissante en Animation 3D et synthèse d'images au Cégep de Matane

De son côté, Tanya Trivic espère décrocher un emploi au sein d'Ubisoft pour travailler dans le domaine des jeux vidéos. Après avoir commencé ses études en France, son année à Matane l'a convaincue de s'installer au Québec pour de bon.

C'était trop scolaire [en France], ici on nous met dans le bain d'une production, donc on a déjà appris comment travailler dans un studio de production, c'est plutôt cool, explique-t-elle.

En plus des démarches pour trouver l'emploi rêvé, l'optique de devoir communiquer en anglais dans le cadre de son travail s'ajoute aux facteurs de stress pour la finissante.

On espère pouvoir trouver un boulot, mais la question de l'anglais stresse beaucoup de personnes, dont moi, admet Tanya.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Emploi