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Marine Le Pen qualifie de « fantastique » son bilan au Parlement européen

Marine Le Pen parle au micro.

Marine Le Pen fait un discours à Milan à l'occasion d'une rencontre des nationalistes européens.

Photo : Reuters / Alessandro Garofalo

Radio-Canada

De passage à Milan, en Italie, pour une rencontre des nationalistes européens, la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a défendu samedi son bilan à Bruxelles, le qualifiant de « fantastique ». Elle a du même coup fustigé le comportement « antirépublicain » du président français, Emmanuel Macron, « un enfant roi », selon elle.

Moins de 10 jours avant les élections européennes, le président Macron a critiqué encore une fois le RN vendredi, présentant ses élus au Parlement européen comme « les sortants » dont le bilan « est une catastrophe pour le pays comme pour l'Europe ».

À cela, Marine Le Pen a rétorqué que le comportement d’Emmanuel Macron était « très grave ».

« J'avais déjà eu l'occasion de dire qu'Emmanuel Macron semblait être frappé par le syndrome de l'enfant roi, une sorte de conviction de surpuissance, une intolérance à la frustration et un désir absolu de ne respecter aucune limite et aucune règle. En sortant de sa fonction de président de la République, il a un comportement profondément antirépublicain et il viole incontestablement en même temps le texte et l'esprit de la Constitution », a-t-elle déclaré.

Elle a aussi répété que « s'il n'arrive pas en tête de cette élection, il devra partir ».

Pour sa part, Mme Le Pen considère « fantastique » d’avoir, avec ses alliés, « donné au peuple la possibilité de profondément réorienter la construction européenne ».

Aujourd'hui, tout le monde est protectionniste.

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national

Selon elle, le bilan du groupe auquel appartient le président de la République est « terrifiant ».

« L’ALDE est le groupe qui a été le plus en pointe pour ouvrir nos frontières à l'immigration massive, le plus en pointe pour défendre l'ultralibéralisme qui a sacrifié les économies de nos pays respectifs, le plus en pointe pour lutter contre tout système de protection sociale », pense-t-elle.

« Nous ne voulons plus de cette oligarchie sans repères, sans racines, sans âme, qui nous dirige avec pour seule ambition la soumission et la dilution de nos nations. Nous ne voulons plus de cette Union européenne qui fait souffler sur l'Europe les vents mauvais de la mondialisation sauvage. La mondialisation sans régulation, c'est faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs », a aussi affirmé Marine Le Pen.

L'Europe des nations et des libertés (ENL), le groupe dont fait partie le RN au Parlement européen, a pour objectif d’y constituer la troisième force derrière les conservateurs et les sociaux-démocrates, devant l'alliance centriste que veut bâtir Emmanuel Macron.

Présence de Steve Bannon à Paris condamnée

De leur côté, les responsables de la liste de la majorité (LREM) en France ont fustigé samedi la présence à Paris de Steve Bannon, ex-stratège de Donald Trump venu soutenir le RN de Marine Le Pen en vue des européennes.

Tranquillement, Steve Bannon pose ses valises à Paris dans sa suite du Bristol à 2500 euros la nuit pour faire gagner Le Pen! C'est une atteinte à la souveraineté de l'élection dans la ligne droite de la stratégie des nationalistes... à vomir.

Stéphane Séjourné, directeur de campagne de la liste LREM pour les européennes, sur Twitter

Le porte-parole de la campagne, Pieyre-Alexandre Anglade, a pour sa part qualifié cette présence d'« extrêmement grave » sur la chaîne CNews.

Dans une entrevue accordée au journal Le Parisien, Steve Bannon dit avoir choisi de venir à Paris parce que « de toutes les élections qui auront lieu le week-end prochain en Europe [...] c'est de loin, ici, en France, la plus importante », « à cause du positionnement mondialiste » d'Emmanuel Macron.

« C'est un référendum sur lui et sa vision pour l'Europe », a ajouté M. Bannon, qui prédit un « tremblement de terre » le dimanche 26 mai.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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