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En tête pour l'investiture démocrate, Joe Biden veut unir les États-Unis

Le candidat à la présidentielle et ancien vice-président américain Joe Biden Photo: Getty Images / Drew Angerer
Radio-Canada

L'ancien vice-président et candidat démocrate à la présidentielle Joe Biden a lancé un appel au calme et à l'unité alors qu'il s'adressait à de nombreux partisans à Philadelphie, samedi après-midi.

En plus de vouloir unir les électeurs démocrates, Joe Biden souhaite réunir la gauche et la droite, en proposant une solution de rechange centriste et modérée à la présidence républicaine de Donald Trump.

« Si les Américains veulent un président qui accentue nos divisions, qui mène avec le poing fermé et un coeur dur, qui démonise ses opposants et qui incite à la haine, ils n’ont pas besoin de moi. Ils ont le président Donald Trump », a-t-il déclaré samedi après-midi devant des milliers de partisans démocrates à Philadelphie. « Je me présente pour offrir à notre pays – aux démocrates, aux républicains et aux indépendants – une voie différente. »

Cette position consensuelle détonne avec certaines franges du parti démocrate qui pensent qu’il faut un candidat tout aussi vindicatif que Donald Trump pour espérer lui succéder.

« Je n’y crois pas, a lancé Joe Biden. Je crois que les démocrates veulent unifier ce pays. Ça a toujours été l’objectif du parti. »

Natif de Scranton, en Pennsylvanie, Joe Biden fera de Philadelphie le quartier général de sa campagne. Cette décision n’est pas anodine puisque la ville se trouve au coeur d’une région que les démocrates ont perdue aux mains des républicains lors de la dernière élection présidentielle, en 2016.

Les États de la Pennsylvanie, du Michigan et du Wisconsin seront cruciaux si le parti démocrate souhaite reprendre la Maison-Blanche.

Une course à l'investiture

La première étape pour Joe Biden demeure le ralliement des démocrates, dont bon nombre se montrent sceptiques quant à l’ancien vice-président sous Barack Obama.

« C’est difficile de croire que Joe Biden n’est pas en colère », estime Adam Green, cofondateur du groupe libéral Progressive Change Campaign Committee, qui a soutenu la campagne d’Elizabeth Warren.

« Vit-il sous l’ère Trump? Des enfants sont arrachés de leurs mères à la frontière, ajoute M. Green. Il est complètement légitime d’être en colère face à ce moment Trump dans l’histoire américaine et de vouloir un candidat qui utilisera cette colère pour amener des changements positifs. »

Le candidat centriste devra aussi se défendre relativement à plusieurs controverses survenues au cours de sa carrière, comme son soutien à une loi anticriminalité qui a durement frappé les Noirs ou son opposition en 1982 à la décision de la Cour suprême dans l'affaire Roe contre Wade sur l’avortement, qui est présentement au coeur de la nouvelle loi votée cette semaine en Alabama.

Lors de sa première candidature à l’élection présidentielle en 1988, il s’était fait prendre en flagrant délit de plagiat pour l’écriture de ses discours. Il s'était présenté une deuxième fois en 2008, sans succès.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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