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Six mois plus tard, peu de gilets jaunes dans les rues

Un homme portant un masque de squelette, une combinaison de protection et des gants tient une pancarte où on peut lire : «Avec Monsanto mangez cinq fruits et légumes empoisonnés par jour».
Les manifestants se réunissent sur la place de la République, à Paris, pour prendre part à une marche contre Monsanto. Photo: AFP/Getty Images / Alain Jocard
Reuters

Les gilets jaunes ont célébré samedi dans les rues de France six mois de mobilisation, mais de moins en moins de gens sont au rendez-vous.

Depuis la première grande journée de mobilisation nationale, qui avait réuni près de 300 000 personnes le 17 novembre 2018, le déclin du mouvement est très net, mais les plus déterminés continuent à manifester malgré le plan d'action rendu public par les autorités le 25 avril.

Le ministère de l'Intérieur a compté 15 500 participants dans toute la France, dont 1600 à Paris, la plus faible mobilisation depuis six mois. Samedi dernier, ils avaient été 18 600 personnes.

Selon le chef de l'État, Emmanuel Macron, le mouvement doit maintenant cesser. « Je crois que pour celles et ceux qui continuent aujourd'hui à faire cela, il n'y a plus de débouché politique. Nous avons fait notre part du travail », a-t-il déclaré vendredi en marge d'un déplacement à Biarritz.

À une semaine des élections européennes, il estime qu'il faut désormais traduire les revendications dans les urnes. « Il y a là une élection qui permet à nos concitoyens de s'exprimer sur les sujets européens. Il y en aura ensuite chaque année sur les sujets locaux, puis il y aura des élections présidentielles et législatives », a-t-il dit.

Les gilets jaunes qui ont participé au 27e samedi de mobilisation ont bien l'intention d'exprimer leur rejet du chef de l'État dans l'urne, le 26 mai.

« Macron va prendre une déculottée », pouvait-on lire sur une banderole dans le cortège parti de la tour Total, siège social de la société pétrolière. « Total et l'État nous volent », disait un calicot faisant référence au prix des carburants, dossier qui a été à l'origine du mouvement.

De Paris à Toulouse en passant par Bordeaux

À Paris, un autre cortège peu fourni entre la place Clichy et celle de la République avait choisi le thème de l'écologie et notamment le refus du glyphosate, l'herbicide de Monsanto contre lequel des manifestations séparées étaient organisées samedi dans de très nombreuses villes de France.

À Bordeaux, dont le centre-ville avait été interdit aux manifestants, quelque 1500 personnes, gilets jaunes et anti-Monsanto mêlés, ont défilé après avoir organisé une simulation des victimes des pesticides en se couchant à même le sol.

À Toulouse, place forte du mouvement, où la place du Capitole a été interdite aux manifestants par arrêté préfectoral, de 1000 à 2000 personnes ont défilé, selon la police.

Plusieurs « appels nationaux » ont en outre été lancés pour se rassembler à Reims et à Nancy. À Nancy, environ 2000 personnes ont manifesté et quelques grenades lacrymogènes ont été tirées après des jets de projectiles et des feux de poubelles.

Selon la préfecture de Meurthe-et-Moselle, cinq personnes ont été interpellées à Nancy et un membre des forces de l'ordre a été légèrement blessé.

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