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Andrew Sheer exige une enquête publique sur l'affaire Norman

Mark Norman en tenue d'officier entouré de journalistes.
Le vice-amiral Mark Norman et son avocate Marie Henein arrivent au tribunal à Ottawa. Photo: La Presse canadienne / Sean Kilpatrick
La Presse canadienne

Le premier ministre Justin Trudeau doit déclencher une enquête publique sur le cas du vice-amiral Mark Norman, a déclaré vendredi le chef conservateur Andrew Scheer.

S'exprimant sur la colline du Parlement, M. Scheer a soutenu qu'une enquête approfondie était justifiée pour examiner la manière dont l'ancien commandant adjoint de l'armée avait été accusé de fuites présumées de secrets du conseil des ministres concernant un contrat de construction navale.

Le chef de l'opposition a également indiqué qu'il s'interrogeait sur le rôle du premier ministre Trudeau dans le déclenchement de l'enquête initiale sur les fuites et afin de déterminer si le gouvernement a agi de manière inappropriée lorsqu'il a résisté à divulguer des documents aux avocats de M. Norman.

Mark Norman a fait face à une accusation d'abus de confiance à la suite d'une prétendue tentative d'influer sur la décision du gouvernement fédéral d'acheter un navire ravitailleur pour la marine au chantier naval Davie, au Québec, en fournissant des informations confidentielles à Davie.

L'accusation contre Mark Norman a été suspendue la semaine dernière après que les procureurs de la Couronne eurent obtenu de nouvelles informations de la part de la défense qui les a convaincus de n'avoir aucune perspective raisonnable de parvenir à une condamnation. Il s'agissait d'une preuve apparemment liée aux directives données au vice-amiral Norman par le précédent gouvernement conservateur concernant les discussions avec Davie.

Jeudi, la majorité libérale du comité de la défense de la Chambre des communes avait rejeté une tentative de l'opposition de déclencher une enquête sur l'affaire Norman, accusant les conservateurs d'ignorer les faits dans le but de harceler le parti au pouvoir cinq mois avant les élections.

Accusations d'ingérence

Malgré les déclarations des procureurs selon lesquelles le premier ministre n'avait pas exercé de pressions politiques, Kathleen Roussel, chef du parquet fédéral, a envoyé une déclaration inhabituelle à cet effet après la clôture du dossier; M. Scheer a prétendu vendredi que M. Trudeau était intervenu.

« Ses empreintes digitales sont là depuis le premier jour », a déclaré Andrew Scheer, ajoutant que Mark Norman méritait des excuses personnelles de la part du premier ministre.

Lors d'un événement pour les diplômés du Collège militaire royal à Kingston, en Ontario, le général Jonathan Vance a déclaré à CTV News que Justin Trudeau n'avait joué aucun rôle dans la suspension de Mark Norman avant qu'il ne soit inculpé.

« Le premier ministre n'a pas fait pression sur moi pour le suspendre, d'accord? », a lancé le chef d'état-major de la défense, seul supérieur de Mark Norman au sein des Forces armées canadiennes.

Il a dit avoir pris cette décision en fonction du code de discipline militaire et des Ordonnances et règlements royaux applicables aux Forces canadiennes.

Les conservateurs essaieront de garder l'affaire sous les feux de l'actualité lorsque la Chambre des communes se réunira de nouveau après sa semaine de relâche. Vendredi, le parti a présenté officiellement une motion demandant au bureau du premier ministre de publier une note de service de 60 pages sur le cas que Michael Wernick, greffier du Conseil privé, avait envoyé à Justin Trudeau en octobre.

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