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De plus en plus de femmes travaillent dans l’industrie de l’aluminium

Une femme écrit sur un calepin à l'intérieur d'une usine.

Une employée de Rio Tinto au Centre de recherche et de développement de la compagnie

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Quelle est la place des femmes dans l'industrie de l'aluminium? De récentes statistiques révèlent que seulement 8 % des emplois de ce milieu sont occupés par des travailleuses. Cette proportion est encore plus basse dans les emplois liés à la production. Des entreprises, comme la multinationale Rio Tinto, font toutefois des efforts pour faire meilleure figure.

Chez Rio Tinto, le nombre de femmes recrutées est à la hausse ces dernières années. Julie Néron a été embauchée en 2015 par la multinationale après avoir travaillé quelques années pour d'autres entreprises de la région.

La femme de 35 ans observe que ses collègues féminines font tranquillement leur place dans l'industrie de l'aluminium même si Emploi-Québec révélait récemment que la majorité des métiers en production et transformation sont occupés par des hommes.

En me promenant peu importe que ce soit à Vaudreuil ou encore ici au Centre de recherche, je côtoie plusieurs femmes. Il y a des femmes [...] que ça fait 30 ans qu'elles font leur carrière ici, explique la technicienne en procédé.

Au Centre de recherche et de développement de Rio Tinto situé à Arvida, les femmes représentent plus du tiers des embauches depuis deux ans.

Au total, l’établissement emploie près de 125 personnes.

Le directeur, qui travaille dans le domaine de l'aluminium depuis trois décennies, estime que les entreprises doivent s'adapter pour recruter la meilleure main-d’œuvre possible.

On travaille pour identifier le meilleur candidat. Pis l'autre chose et pourquoi on est dans cette mouvance là, c'est que moi comme directeur, je veux avoir les meilleurs cerveaux possibles. Et je veux pas juste m'attarder à 50 % de la population. Je veux cibler 100 % de la population, affirme le directeur du centre, Frédéric Laroche.

Deux personnes discutent au Centre de recherche et de développement de Rio Tinto.

Julie Néron et Frédéric Laroche discutent au Centre de recherche et de développement de Rio Tinto.

Photo : Radio-Canada

Les industries et les entreprises misent sur un resserrement des règles de santé-sécurité et sur de l'équipement adapté pour faciliter l'intégration des travailleuses.

Une meilleure conciliation travail-famille est un autre incitatif pour attirer les futures employées.

Oui c'est un bon incitatif, indique Julie Néron. Si on compare les premières années où j'ai commencé pis maintenant, ça a vraiment évolué. Il y a beaucoup d'ouverture, ça fait qu’entre collègues on peut s'aider.

Rio Tinto affirme qu'au Québec, les femmes représentent plus de la moitié des nouveaux diplômés embauchés par la multinationale depuis le début de l’année 2019.

Saguenay–Lac-St-Jean

Emploi