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Recrutement difficile à Facebook depuis Cambridge Analytica

Un gros plan du PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, la bouche ouverte, en train de parler devant une commission de la Chambre des représentants le mercredi 11 avril 2018, à Washington.
Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg. Photo: Associated Press / Andrew Harnik
Radio-Canada

De plus en plus de nouveaux diplômés tournent le dos à Facebook depuis le scandale Cambridge Analytica, ont indiqué d'anciens recruteurs à CNBC.

Le taux moyen d’offres d’emploi acceptées par des diplômés de certaines des meilleures universités américaines, dont Stanford, Carnegie Mellon et les huit prestigieuses universités de l’Ivy League, est passé de 85 % pour l’année scolaire 2017-2018 à entre 35 % et 55 % en décembre 2018.

L’Université Carnegie Mellon est celle qui a connu la chute la plus importante, avec un taux d’acceptation de 35 %.

Le recrutement d’ingénieurs logiciels pour les équipes s’occupant des produits a été particulièrement touché, passant d’un taux d’acceptation de 90 % à la fin de 2016 à environ 50 % au début de 2019, ont fait savoir les ex-recruteurs rencontrés par CNBC.

Moins d’enthousiasme

Les sources du diffuseur américain ont indiqué que les finissants approchés dans la dernière année posaient plus de questions qu’auparavant sur les politiques de Facebook en matière de vie privée.

Plusieurs candidats seraient aussi refroidis par la culture de l’entreprise et par ses dirigeants, alors que d’autres mentionnent ne pas vouloir travailler pour une entreprise ayant permis à Donald Trump d’être élu (par le biais du scandale Cambridge Analytica).

Le scandale Cambridge Analytica a éclaté en mars 2018, lorsque des médias internationaux ont révélé que la firme d’analyse de données du même nom avait obtenu un accès indu aux données de millions d’utilisateurs de Facebook. Cambridge Analytica s’est par la suite servie de ces données pour offrir des publicités ciblées dans le but d’influencer des électeurs pour le compte de la campagne du « oui » au Brexit et celle de Donald Trump à la présidence des États-Unis.

L’essentiel recrutement

Le recrutement de nouveaux talents est un élément crucial à la croissance des entreprises du secteur technologique comme Facebook, puisqu’il alimente la recherche et l’innovation à l’interne. Il permet aux entreprises de se démarquer en offrant des produits et services innovants, ce qui contribue à retenir les clients et à en attirer de nouveaux.

Facebook doit rivaliser dans ses efforts de recrutement avec d’autres géants comme Google, Amazon, Apple et Microsoft, ainsi qu’avec de très nombreuses entreprises plus modestes.

Des informations inexactes, selon Facebook

Appelé à commenter les statistiques obtenues par CNBC, Anthony Harrison, un porte-parole de Facebook, a d’abord affirmé qu’elles étaient inexactes, tout en refusant de fournir plus de précision.

Après la publication de l’article, Anthony Harrison a recontacté CNBC pour remettre en question les chiffres avancés par les ex-recruteurs.

« Ces chiffres sont complètement erronés, a-t-il déclaré. Dans la dernière année, nous nous sommes classés premiers sur la liste des meilleurs lieux de travail d’Indeed, deuxièmes sur la liste des meilleures entreprises de LinkedIn, et septièmes sur la liste des meilleurs endroits où travailler de Glassdoor. »

« Notre sondage interne annuel montre un sentiment d’appartenance exceptionnellement élevé et une très grande intention de rester en poste, et nous continuons d’observer de forts taux d’acceptation dans notre recrutement universitaire », a ajouté M. Harrison dans sa missive à CNBC.

Avec les informations de CNBC

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