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La numéro deux de Facebook s'oppose au démantèlement du groupe

Une photo de Sheryl Sandberg portant un tailleur noir en train de parler devant un micro.

La numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg

Photo : Reuters / Joshua Roberts

Agence France-Presse

La numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, s'est opposée vendredi à toute idée de démantèlement du groupe – évoquée notamment par un cofondateur du réseau social –, affirmant que cela ne réglerait pas les questions de protection de la vie privée et la montée en puissance des géants chinois.

« Vous pouvez nous démanteler, démanteler d'autres groupes technologiques, mais vous ne réglerez pas les problèmes plus fondamentaux qui inquiètent les gens », a-t-elle affirmé sur la chaîne de télévision américaine CNBC.

Sheryl Sandberg a souligné que les préoccupations autour de la sécurité lors d'élections, et plus généralement la protection de la vie privée, constituaient les dossiers principaux à gérer.

« Bien que les gens s'inquiètent de la taille et du pouvoir des entreprises technologiques, il existe aussi une inquiétude sur la taille et le pouvoir des sociétés chinoises, et la prise de conscience qu'elles ne seront pas démantelées », a-t-elle ajouté.

La volonté de séparer Facebook d'Instagram et de WhatsApp a ressurgi depuis que l'un des cofondateurs de Facebook, Chris Hughes, a appelé il y a une semaine à démanteler l'entreprise. M. Hughes justifiait entre autres cette idée par le fait que le groupe compte aujourd'hui 2,7 milliards d'utilisateurs sur la planète, soit plus du tiers de l'humanité.

Elizabeth Warren, une des candidates démocrates à la présidentielle de 2020, a aussi proposé récemment de démanteler certains géants du web et de l'électronique (comme Facebook).

Facebook est sous le feu des projecteurs depuis de nombreux mois. Les scandales sur les données privées se sont multipliés, le dernier en date remontant à mardi, avec la révélation d'une faille par WhatsApp. L'application de messagerie chiffrée a été infectée par un logiciel espion donnant accès à tout le contenu des téléphones grâce à un simple appel.

Sur CNBC, Sheryl Sandberg admet que « Facebook a la responsabilité de mieux faire pour regagner la confiance des utilisateurs » en coopérant davantage avec les autorités locales. Elle a évoqué la rencontre récente entre le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, et le président français, Emmanuel Macron.

Vingt-six pays et géants d'Internet, dont Facebook, ont notamment rallié « l'appel de Christchurch », lancé mercredi à Paris. Ils s'engagent à empêcher le téléchargement et la diffusion de contenus à caractère terroriste.

La dirigeante a par ailleurs estimé que les lourdes réformes que le groupe entend engager ne risquent pas de peser à long terme sur le chiffre d'affaires de l'entreprise, qui fonde largement son modèle économique sur la vente de publicité ciblée autour des préférences des utilisateurs.

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