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Une proposition de règlement menace le mode de vie de certains résidents de Squamish

Une femme et une jeune fille de 12 ans devant une fourgonnette grise, stationnée devant une montagne.
Thomasina Pidgeon et sa fille habitent à Squamish dans une fourgonnette Toyota Sienna qui a été aménagée pour y vivre. Photo: Radio-Canada / Rafferty Baker
Radio-Canada

Alors que le district de Squamish envisage de limiter le camping sauvage sur son territoire, certains considèrent que les règles proposées menacent le mode de vie de ceux qui vivent dans leur véhicule.

Le règlement, qui interdirait de dormir dans une tente ou un véhicule sur les terres publiques, sauf dans quelques secteurs définis, sera discuté par le conseil du district mardi. S’il est adopté, les contrevenants risqueront des amendes allant jusqu’à 5000 $.

Les autorités précisent qu’il ne s’agit pour l’instant que d’une proposition et assurent que la réglementation vise les campeurs saisonniers et non les résidents de Squamish qui vivent dans leur véhicule toute l’année.

Selon le district, il y a une quarantaine de personnes dans cette situation à Squamish, mais certains habitants estiment qu’ils sont plutôt entre 200 et 300.

Des conséquences imprévues

Il y a une vingtaine d’années, Thomasina Pidgeon a choisi d’adopter un mode de vie lui permettant de vivre pleinement son côté plus nomade. Sa fille de 12 ans et elle vivent aujourd’hui à Squamish dans une fourgonnette Toyota Sienna transformée. « Le district me dit que je ne peux plus vivre dans ma fourgonnette, sauf si je la conduis très loin de la ville, déplore-t-elle. Cela enfreint mes droits. »

Elle reconnaît que certains campeurs agissent de manière irresponsable dans la région, qui est très populaire auprès des adeptes de plein air. Elle craint toutefois que le règlement, tel qu’il est proposé, n'ait des conséquences négatives imprévues.

Thomasina Pidgeon a donc lancé une pétition cette semaine, dans laquelle elle propose certaines modifications à apporter au règlement. En l’espace de deux jours, près de 1500 personnes y ont apposé leur nom.

Trouver un équilibre

Selon le district de Squamish, le règlement proposé ne touche pas ceux qui vivent « paisiblement » dans leur véhicule. « Il y a des gens qui visitent notre communauté et qui choisissent de vivre dans leur fourgonnette, explique la mairesse de Squamish, Karen Elliott. Nous voulons respecter cela, mais en retour, nous demandons qu’ils respectent les règles exigeant qu’ils ne laissent pas de traces de leur passage. »

Nous souhaitons trouver un équilibre entre les besoins des visiteurs et ceux de nos résidents. Nous voulons prendre en charge la minorité qui cause des problèmes.

Karen Elliott, mairesse de Squamish

La mairesse affirme que certains visiteurs sont bruyants et laissent des déchets derrière eux, ce qui peut attirer les ours.

Certaines personnes qui vivent dans leur véhicule comprennent les motivations du district, mais considèrent qu’il est nécessaire de trouver une façon de distinguer les habitants des visiteurs.

« Quand je regarde le règlement proposé, qui est très large, cela me semble dangereux », affirme Rufio West, qui fait partie du regroupement Vehicle Residents of Squamish Advocacy Group.

Il propose d’instaurer un système de permis. « Peut-être qu’il faudrait payer certains frais, un petit montant représentatif de l’espace occupé, ce qui n’est pas grand-chose, mais qui permettrait d’indiquer qu’une personne a le droit de se trouver à un certain endroit », mentionne Rufio West.

La solution des permis est également mise de l’avant dans la pétition de Thomasina Pidgeon.

Avec les informations de Rafferty Baker

Colombie-Britannique et Yukon

Politique municipale