•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une victime de Peter Whitmore indignée du nouveau profil en ligne du condamné

Peter Whitmore  menotté est accompagné par deux agents de police.

Peter Whitmore a plaidé coupable aux accusations de kidnapping et d’agression sexuelle contre Zach Miller et un autre garçon.

Photo : La Presse canadienne / Troy Fleece

Radio-Canada

Un homme de la Saskatchewan, qui été victime d'actes de pédophilie, trouve « dégoûtant » et dangereux que son agresseur, incarcéré, puisse créer un profil en ligne sur un site de recherche de correspondants pour des détenus.

Zach Miller, un homme de 24 ans, a été séquestré et violé par Peter Whitmore en 2006, alors qu’il n’avait que 10 ans.

Peter Whitmore a plaidé coupable aux accusations d’enlèvements et d’agression sexuelle contre Zach Miller et un autre garçon. Il purge actuellement une peine de prison à vie.

Le profil public de Peter Whitmore sur Canadian Inmates Connect le décrit comme une personne solitaire, souffrant de leucémie et cherchant des amis.

Zach Miller, qui a obtenu en 2015 la levée d’une interdiction de publication sur son nom, indique que M. Whitmore est une personne manipulatrice.

« Il tente chaque fois de faire oublier qu’il est quelqu'un de méchant. C’est dégoûtant. Pourquoi laisse-t-on une personne pareille communiquer avec des gens [hors de la prison]? », s’insurge-t-il.

La gestionnaire du site Internet de recherche de correspondants, Melissa Fazzina, dit qu’elle comprend que les victimes soient furieuses de voir le profil d’un agresseur.

« C’est un droit humain pour ces prisonniers de s’inscrire sur le site Internet et d’entretenir une correspondance avec ceux qui le souhaitent », dit-elle cependant.

Même si elle demande aux prisonniers d’être honnêtes par rapport à leur condamnation, leur profil ne donne pas de détails sur leurs crimes.

Elle explique que les gens peuvent faire des recherches sur Internet ou poser des questions aux détenus pour avoir plus de détails.

De son côté, la directrice de la Société John Howard, qui travaille pour une réforme du système carcéral, indique que c’est important que les prisonniers soient en relation avec des personnes autres que des criminels.

« On veut qu’ils aient des contacts avec des personnes autres que des criminels et qu’ils développent des comportements plus sociaux », explique-t-elle.

Dans un communiqué, le Service correctionnel du Canada a indiqué que les courriers entrants et sortants des détenus sont fouillés pour éviter la contrebande.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC

Saskatchewan

Faits divers