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Levée des tarifs douaniers sur l’aluminium : soupir de soulagement dans la région

Des lingots d'aluminium

Donald Trump a suspendu temporairement l’imposition de taxes sur l’acier et l’aluminium canadiens.

Photo : Radio-Canada / Rémi Tremblay

Mélissa Savoie-Soulières

Une entente a été conclue entre le Canada et les États-Unis pour lever, au moins temporairement, les tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium.

Selon les premières informations, les États-Unis veulent s'assurer de l'efficacité d'un nouveau système de contrôle de l'origine des produits en acier avant de lever définitivement les droits de douane. Ils redoutent encore que des alliages chinois à bas prix se rendent sur le marché américain après avoir transité par le Canada ou le Mexique.

Les tarifs de 25 % sur l'acier et de 10 % sur l'aluminium étaient en vigueur depuis un an et empêchaient la ratification, par Ottawa, du nouvel accord de libre-échange nord-américain.

Le conseiller régional de la FTQ, Marc Maltais, parle d’une décision importante pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Je vois ça très positivement. On sait que dans la région, il y a des projets qui ont été mis sur la glace particulièrement par la compagnie Rio Tinto. Ces tarifs-là qui étaient injustifiés et qui étaient injustes avaient un impact ici au niveau régional qui était très grand, a commenté le syndicaliste.

Vers une reprise des investissements

Le président du syndicat des travailleurs de l’aluminium d’Alma (Métallos), Alexandre Fréchette, se réjouit de la levée des tarifs.

Notre syndicat américain, canadien, québécois et régional, on s’est mobilisé. On a travaillé fort là-dessus et ça faisait consensus. Tout le monde était touché. Donc, de voir ça tomber et que ça ne soit pas remplacé par des quotas non plus, c’est clairement une bonne nouvelle. On sait que Rio Tinto avait mis sur la glace notre projet d’agrandissement du centre de billettes à Alma, dû aux tarifs. Donc, de voir la cause de cette mise sur glace là s’en aller, pour nous, c’est un message clair. La balle est dans le camp de Rio Tinto. Qu’ils s’en viennent avec les investissements. On attend ça, rappelle le leader syndical.

L'industrie est aussi soulagée.

C’est une grande victoire pour le Canada. C’est une grande décision pour les employés, le personnel, les producteurs. On est très chanceux d’avoir eu des gouvernements qui ont pris des dispositions dès le départ pour accompagner les marchés industriels. L’accompagnement doit persister pour s’assurer qu’on peut reconquérir les parties de marchés qu’on a peut-être perdus ou qui se sont effrités au fil du temps.

Jean Simard, président de l'Association de l'aluminium du Canada

Le député libéral fédéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, salue l’absence d’imposition de quotas, un facteur non négligeable, selon lui.

Il y a évidemment cette mesure qui dit que s’il y avait trop d’importations, ils verraient à voir ce qui se passe. Mais je crois que ça, ça va être bien observé, note le porte-étendard libéral.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord, Carl Laberge, perçoit une lueur d'espoir en ce qui a trait à la concrétisation de projets attendus par la région.

Saguenay étant un des principaux centres de production d’aluminium au Canada, ça va venir enlever de l’incertitude sur notre producteur régional et sur toute la chaîne d’approvisionnement des entreprises qui gravitent autour. On espère aussi que la levée de cette incertitude-là va venir favoriser les projets de développement que Rio Tinto a dans la région, on pense aux projets d’Alma 2 et à la phase d’expansion d’AP-60.

Carl Laberge, président de la Chambre de commerce et d'industrie Saguenay-Le Fjord

Avec les informations de Gilles Munger et Michel Gaudreau

Saguenay–Lac-St-Jean

Économie