•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Arsenic : le comité Arrêt n'exclut pas le recours aux tribunaux pour qu'on lui donne l'heure juste

Trois femmes et un homme tiennent un point de presse au Cabaret de la dernière chance.
Des parents du quartier Notre-Dame inquiets de la présence d'arsenic sous les ongles de leurs enfants ont fondé un comité citoyen. Photo: Radio-Canada / Thomas Deshaies
Jean-Marc Belzile

Les membres du comité Arrêt des rejets et émissions toxiques à Rouyn-Noranda se disent choqués des propos tenus par le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, et le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, et n'excluent pas d'avoir recours aux tribunaux pour qu'on leur rende des comptes.

Ce comité est formé majoritairement de personnes qui vivent à proximité de la fonderie Horne, dans le quartier Noranda.

Ils déplorent que Lionel Carmant ait affirmé que les émissions d'arsenic n'étaient qu'à 32 fois la norme applicable au Québec, et non 67.

Le comité croit que celui-ci tente de minimiser la situation, alors que l'arsenic est reconnu comme étant cancérigène.

La porte-parole Valérie Fournier réclame qu'on fasse la lumière sur les conséquences de cette surexposition à l'arsenic.

Elle affirme que de faire vivre tous les citoyens dans l'insécurité est un fardeau qui est lourd à porter.

On veut qu'on nous rende des comptes, mais à des niveaux plus élevés, on va discuter avec notre député, on veut que notre message monte plus haut et si on doit aller explorer ce qui est possible on niveau juridique on ne l'exclut pas non plus, fait valoir Mme Fournier.

La Santé publique veut s'attaquer à la base du problème

La directrice de la Santé publique de l'Abitibi-Témiscamingue, Lise Landry, affirme pour sa part que son organisation n'a pas le pouvoir d'intervenir directement concernant les émissions d'arsenic de la Fonderie Horne. Elle assure toutefois que la Santé publique a un rôle à jouer afin de travailler de concert avec le ministère de l'Environnement.

À l'émission Des matins en or, elle a affirmé que l'objectif est de diminuer les émissions d'arsenic de la Fonderie Horne.

Même si dans l'article 106 de la loi on dit que le directeur de Santé publique peut ordonner la fermeture d'un lieu, peut ordonner l'évacuation d'un édifice, il reste que l'article dit que malgré les dispositions de cet article, le directeur de la Santé publique ne peut utiliser un pouvoir prévu à cet article si un ministère, une municipalité ou un organisme dispose du même pouvoir pour empêcher que ne s'aggrave une menace à la santé, explique la Dre Landry.

Rappelons que la Fonderie a émis en moyenne 98 nanogrammes d'arsenic par mètre cube en 2018, alors que la norme québécoise est de 3 nanogrammes par mètre cube, mais le ministère de l'Environnement permet à la fonderie d'émettre jusqu'à 200 nanogrammes par mètre cube jusqu'en 2021.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique