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Taxes douanières sur l'automobile : Trump repousse sa décision de six mois

Donald Trump embarque dans son avion présidentiel.
Donald Trump avait jusqu'à samedi pour se prononcer sur l'imposition de ces droits de douane. Photo: Reuters / Leah Millis
Agence France-Presse

Donald Trump a repoussé de six mois sa décision sur l'imposition de droits de douane sur les voitures et pièces détachées importées afin de laisser davantage de temps aux négociations commerciales avec l'Union européenne (UE) et le Japon, annonce vendredi la Maison-Blanche dans un communiqué.

Le président américain, qui menaçait de taxer jusqu'à 25 % les voitures et camions importés, avait initialement jusqu'à samedi pour se prononcer sur ces mesures recommandées en février par le département du Commerce pour protéger l'industrie automobile américaine sur des motifs de sécurité nationale.

Dans le communiqué, Trump dit néanmoins partager les conclusions du département du Commerce selon lesquelles les importations automobiles « affaiblissent notre économie nationale » et peuvent menacer la sécurité nationale des États-Unis.

Les constructeurs automobiles sont résolument hostiles à ces droits de douane, estimant qu'ils auraient un effet inflationniste sur les prix des véhicules, menaceraient des milliers d'emplois aux États-Unis et réduiraient la capacité des constructeurs à travailler sur les technologies d'assistance à la conduite et de voiture autonome.

L'idée de taxer les importations d'automobiles et de pièces détachées se heurte aussi à une vive opposition au Congrès, y compris de la part d'élus républicains.

La Maison-Blanche précise que Trump a ordonné au représentant fédéral au Commerce Robert Lighthizer de poursuivre les négociations et de lui en dresser un bilan dans 180 jours. Le président décidera alors si des initiatives supplémentaires doivent être prises.

Le report de sa décision était attendu.

Dans sa proclamation, Trump souligne que les « conditions intérieures de la concurrence doivent être améliorées par une réduction des importations » et juge qu'un secteur automobile fort est vital à la supériorité militaire des États-Unis.

D'après les données citées dans ce texte, la part des constructeurs américains sur le marché automobile local s'est réduite de 67 % en 1985 (avec 10,5 millions de véhicules produits et vendus aux États-Unis) à 22 % en 2017 (avec 3,7 millions de véhicules produits et vendus aux États-Unis).

Dans le même temps, les importations ont quasiment doublé, de 4,6 à 8,3 millions de véhicules.

Le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a déclaré à Trump que « des négociations fructueuses pourraient permettre aux constructeurs automobiles à capitaux américains de parvenir à la viabilité économique à long terme et d'accroître les dépenses en recherche et développement sur des technologies d'avant-garde qui sont cruciales pour l'industrie de la défense ».

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