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Départ de Nathalie Des Rosiers : « On ne prend pas des décisions comme cela avec beaucoup de joie »

Une femme avec un collier et un veston.
La députée d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

En entrevue à l'émission Y a pas deux matins pareils, la députée libérale d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers, revient sur son saut en politique et affirme ne pas quitter son poste en raison des difficultés que connaît Parti libéral de l'Ontario.

Je me suis rendu compte que la vie politique, ce n’est pas possible avec la famille et j’allais devoir écourter ma vie politique, a lancé d’emblée Nathalie Des Rosiers au micro de Radio-Canada.

Hier, Mme Des Rosiers a confirmé son départ de la vie politique un peu plus de deux ans après son élection, en 2016. Elle deviendra directrice principale du Collège Massey, à Toronto. Dans une déclaration écrite transmise en soirée, Mme Des Rosiers a indiqué avoir pris cette décision pour des raisons personnelles.

En entrevue à Radio-Canada, Nathalie Des Rosiers a nié que les difficultés qu'éprouve le Parti libéral de l’Ontario soient la véritable raison de son départ. Elle affirme être toujours une partisane libérale qui soutient la reconstruction de la formation politique.

C’est très important d’avoir une voix libérale forte en Ontario, car les conservateurs nous amènent dans des terrains que nous ne connaissons pas et qui ne répondent pas aux besoins des Ontariens.

Nathalie Des Rosiers, députée libérale de la circonscription d'Ottawa-Vanier

Nathalie Des Rosiers qualifie de mauvais hasard le départ annoncé de Marie-France Lalonde, un peu plus tôt cette semaine.

Ce n’était pas mes intentions au début. Moi, j’étais là pour continuer une carrière politique plus longue. Les circonstances ont fait en sorte que j’ai dû changer de cap.

Nathalie Des Rosiers, députée libérale de la circonscription d'Ottawa-Vanier

Selon elle, malgré les départs annoncés de deux députées francophones au sein du Parti libéral, la formation politique continue d’avoir à coeur la francophonie.

Parmi les réalisations dont elle est le plus fière, Mme Des Rosiers note la désignation bilingue d’Ottawa en tête de liste.

Avant son départ, Nathalie Des Rosiers affirme vouloir mener à terme certains dossiers dans sa circonscription et souhaite même déposer un projet de loi privé.

La députée Des Rosiers voit son nouveau poste au Collège Massey comme une façon de continuer son implication en Ontario, mais de manière différente.

Une perte pour la francophonie, selon une politologue

La politologue à l’Université d’Ottawa Geneviève Tellier croit que les départs annoncés de Nathalie Des Rosiers et de Marie-France Lalonde démontrent que la formation politique peine à se relever de la défaite électorale de 2018.

Le Parti libéral ne va pas très bien depuis l’élection et on entend très peu parler de la formation politique, note-t-elle.

Geneviève Tellier ajoute que les détails de la course à la direction du Parti libéral de l’Ontario ne sont toujours pas connus, un autre signe des difficultés de la formation politique.

On dirait que le Parti libéral de l’Ontario n’est pas assez fort pour garder des candidatures.

Geneviève Tellier, politologue à l’Université d’Ottawa

Toutefois, selon la politologue, le plus grand impact du départ de ces deux députés se fera sentir auprès des francophones, qui perdent deux voix fortes au sein de la législature ontarienne en l’espace d’une semaine.

Le Parti libéral reste un bastion naturel pour les francophones, surtout avec les compressions du gouvernement Ford [...], mais c’est un peu dérangeant de voir deux voix francophones partir d'un coup, souligne-t-elle.

Mme Tellier affirme par ailleurs que les dossiers francophones risquent de passer inaperçus à Queen’s Park avec ces deux départs.

Toronto

Politique provinciale