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Redéfinir la communauté franco-manitobaine : le défi réussi de Cela était notre message

Un homme parle devant une foule.
Une diffusion communautaire du film de Gabriel Tougas est prévue à l'USB le 24 mai, et le film est offert en ligne à partir de vendredi. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une cinquantaine de personnes étaient présentes, jeudi soir, au Gas Station Arts Centre, à Winnipeg, pour assister à la projection, en avant-première, du film documentaire de Gabriel Tougas Cela était notre message. Cette nouvelle oeuvre, produite avec l'aide du Conseil jeunesse provincial (CJP), prend la suite du film Ceci est notre message, tourné huit ans plus tôt, et tente de reprendre le pouls de la communauté.

Gabriel Tougas explique que le premier film était scénarisé et que ses acteurs apprenaient des textes, mais que, dans son nouveau film, il tenait, cette fois, à ce que « les participants puissent réfléchir à leurs expériences de vie des 8 ou 10 derniers ans et qu'ils en témoignent simplement et sans filtre ».

« Je voulais que les gens puissent partager leur réalité, sans pour autant prétendre que c’est une réalité universelle, mais simplement pour déclencher de nouvelles pistes de réflexion. »

Il ajoute que, avec plus d’expérience de vie et de vécu, les participants des documentaires et lui-même ont plus de solutions à offrir aux problématiques soulevées dans ses oeuvres.

Lors de la présentation, le public a beaucoup interagi avec les remarques et les messages du film, applaudissant, riant et acclamant presque chaque fin de section thématique.

Les participants au projet «Cela était notre message» du Conseil jeunesse provincial (CJP) discutent autour d'une table.Les participants au projet « Cela était notre message », du Conseil jeunesse provincial (CJP). Photo : Conseil jeunesse provincial

Cela était notre message introduit trois nouvelles thématiques non présentes dans la première œuvre : l'immigration francophone, la réconciliation et la place des Métis, les minorités sexuelles.

Jonas Desrosiers était présent, jeudi soir, à la présentation en avant-première. Il a participé aux deux films. Après le visionnement du documentaire, il dit avoir réalisé que l’intégration des immigrants demeure un problème.

« Il faut faire plus ici au Manitoba pour accueillir ces gens-là avec leur expérience. »

À son avis, le deuxième film décrit la situation actuelle de la francophonie manitobaine, aussi bien que le premier a su le faire.

« Il y a eu des changements, la société a changé et nous avons changé. Cependant, il y a encore des choses à améliorer et on le voit dans le film », ajoute le Franco-Manitobain.

Une diffusion communautaire est prévue à l'USB le 24 mai, et le film est offert en ligne à compter de vendredi.

Avec des informations de Julien Sahuquillo

Manitoba

Cinéma