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Aboutissement d’un long périple pour une entrepreneuse de cannabis

Dans une boutique. Mireille Tessier et une employée portent des gilets jaunes. Elles sont en train de répondre à des clients en souriant et en gesticulant.

Mireille Tessier a finalement réussi à ouvrir sa boutique de cannabis à Edmonton, après un an de démarches et d'attente.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Après des mois d'embûches et de délais, une entrepreneuse d'Edmonton, Mireille Tessier, a finalement pu ouvrir jeudi les portes de sa boutique de cannabis dans le sud de la ville.

« Il y a énormément de stress, il y a de la pression, mais de l'excitation aussi c'est sûr », dit Mireille Tessier. « Ça fait depuis si longtemps qu'on attend qu'on arrive à peine à y croire ».

Sa petite boutique Daikoku de la 25e Avenue a accueilli ses premiers clients jeudi, mais elle a déjà des habitués. Le tout premier d’entre eux s'y était déjà rendu plus d’une fois, impatient de savoir quand il pourrait finalement faire un achat.

Une année entière s’est écoulée depuis que Mireille Tessier a fait sa première demande de permis, en mai 2018. La Ville d’Edmonton lui en a accordé un au mois de juin. L’accord de la province, cependant, s’est fait attendre pendant des mois.

Pendant que la Commission pour les jeux et l'alcool de l'Alberta (AGLC) vérifiait les états financiers et les antécédents judiciaires de Mireille Tessier et de son partenaire, les dépenses s’accumulaient.

C’était difficile. Juste avant de savoir qu'on aurait nos permis, je cherchais un emploi et Mireille a pris un emploi secondaire [...], parce qu'il fallait payer le loyer , même si on n'était pas ouverts

William Kerr, gérant de la boutique Daikoku et conjoint de Mireille Tessier

L’ouverture de la boutique exige un investissement de plus de 400 000 $ au total. En raison de l’incertitude entourant l’obtention des permis et des risques de ce nouveau marché, l’entrepreneuse a eu beaucoup de difficulté à obtenir un prêt bancaire.

Elle a dû recourir à l’aide de son entourage.

« On a emprunté de l’argent à nos amis, ce n’est pas rien! », dit-elle. « On n’a aucun doute que ce sera un succès, mais devoir se baser sur des prêts personnels… ça fait un coup ».

Elle n’est pas la seule à avoir rencontré des embûches dans l’ouverture de son commerce. Seulement 18 des 63 vendeurs de cannabis autorisés par la ville ont ouvert boutique jusqu’à maintenant.

Un rêve se réalise

La devanture de la boutique. L'enseigne est grise et orange.

La boutique Daikoku a ouvert ses portes jeudi, sur la 25e avenue à Edmonton.

Photo : Radio-Canada

Daikoku compte une dizaine d’employés. Elle offre présentement 76 produits différents et privilégie les producteurs indépendants, même s'ils sont encore peu nombreux.

Nommée en l’honneur d’une figure mythologique japonaise, la boutique veut créer une ambiance calme, semblable à celle d’un salon de thé. Elle comporte aussi un espace où Mireille Tessier veut organiser des ateliers et des conférences sur différents thèmes liés de près ou de loin au cannabis. Certains d’entre eux se donneront même en français.

Avec les informations d'Axel Tardieu et Simon-Pierre Poulin

Alberta

Cannabis