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La pression sur la Caisse s'accentue pour relier le REM à la gare Dorval

Représentation d'une station, présentée dans le cadre du projet initial du REM.

Un prolongement du REM est réclamé vers la gare Dorval.

Photo : CDPQ Infra

Radio-Canada

Après l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Montréal au début du mois, c'est au tour du conseil d'agglomération de faire pression sur la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) afin que le Réseau express métropolitain (REM) soit prolongé de 700 mètres, ce qui permettrait de relier l'aéroport à la gare Dorval.

Le conseil, qui représente toutes les villes de l'île de Montréal, a adopté jeudi une motion en ce sens.

Le REM doit desservir l'aéroport Montréal-Trudeau en 2023, mais les plans ne prévoient pas de prolongement jusqu'à la gare voisine, où circulent déjà les trains de banlieue et de VIA Rail.

« La gare multimodale Dorval et la station de gare VIA Rail desservent à la fois les lignes Ottawa-Québec et Montréal-Toronto de VIA Rail, ainsi que la ligne de train de banlieue Vaudreuil-Hudson d’Exo », rappelle-t-on dans la motion.

Le conseil d’agglomération souhaite donc qu’une nouvelle gare intermodale soit construite au sud de l'aéroport Montréal-Trudeau.

Le maire de Dorval, Edgar Rouleau, et ses homologues des autres villes demandent à l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) d'évaluer le dossier. M. Rouleau est persuadé qu'il s'agit d'un oubli ou d'une erreur, puisque, dit-il, des milliers d'usagers utiliseraient le service.

« On est ici pour 700 mètres. Ça, c'est deux drives de Tiger Woods [rires]. C'est aussi proche que ça. Vous savez, le REM, c'est une occasion historique pour le transport en commun sur l'île de Montréal, et on doit certainement maximiser les milliards [du] REM », a-t-il déclaré jeudi.

Plus de 3000 personnes par jour utiliseraient cette nouvelle station du REM, selon Trajectoire Québec, association qui travaille à la promotion du transport en commun. Cela permettrait de circuler rapidement et facilement entre le nord et le sud de l'aéroport, a expliqué le président de l’organisme, François Pépin.

Ottawa, qui possède la majorité des terrains visés, analyse actuellement le dossier. La Caisse, de son côté, affirme participer aux discussions et juge l'idée intéressante. Toutefois, « tout projet de prolongement doit d’abord être mandaté par les autorités compétentes », a aussi indiqué Harout Chitilian, de CDPQ Infra.

Québec dit attendre les conclusions de l'étude fédérale avant de se prononcer. « Nous nous demandons toujours pourquoi le gouvernement libéral n’a pas demandé à la CDPQ d’inclure la gare lors de la première étude », a fait savoir le ministre des Transports, François Bonnardel jeudi.

Avec les informations de Benoît Chapdelaine

Grand Montréal

Politique municipale