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Une famille d'Ottawa dénonce le crime haineux dont elle a été victime

M. Konga donne une entrevue devant sa résidence.

Archille Konga et sa famille ont été victimes d'un crime haineux dans l'est d'Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une famille d'Ottawa visée par un graffiti raciste demande à la police d'en faire plus pour combattre les crimes haineux.

Il y a deux semaines, Archille Konga a retrouvé des mots racistes peints en noir sur sa porte de garage de l'est d'Ottawa. Ce pharmacien, sa femme médecin et leurs enfants ont été secoués par cet épisode.

C'était très, très choquant. Quand ma femme m'a appelé pour me dire ce qui s'était passé, elle avait de la difficulté à le croire. Elle était dévastée, a rapporté l'homme d'origine camerounaise mercredi, lors d'un point de presse en compagnie de plusieurs leaders de la communauté noire.

Un garage blanc sur lequel il est écrit : « N**gers, out ».

Un graffiti haineux a été peint sur le garage de la famille Konga, à Ottawa.

Photo : Courtoisie

Trois policiers sont venus les rencontrer chez eux ce matin-là, raconte M. Konga, et l'enquête est toujours en cours. Mais le père de famille souhaiterait qu'une équipe de policiers soient formés spécifiquement pour prévenir les crimes haineux et que plus de patrouilleurs soient présents dans les quartiers pour prévenir ce genre de crime.

Lorsque les coupables sont trouvés, qu'ils soient punis et sévèrement. Dans ce genre de crime, il ne faut rien prendre à la légère.

Archille Konga

L'Association des Africains canadiens d'Ottawa appuie cette requête. Son président, John Adeyefa, demande aussi l'instauration d'un secrétariat antiraciste à la Ville d'Ottawa.

Les enquêtes de la police

Un représentant du Service de police d'Ottawa (SPO), qui a effectué une visite surprise pendant la rencontre, a de son côté expliqué que tous les crimes haineux font l'objet d'une enquête. De plus, des agents la section de la diversité et des relations interraciales du SPO interviennent après ces incidents.

Nous sommes d'accord avec le message transmis aujourd'hui, qui est que la Ville, la police et la communauté doivent travailler ensemble pour combattre ce genre de haine, a affirmé le sergent Ian Hayes.

Pour ce qui est de la création éventuelle d'une unité spécialisée, le sergent Hayes a avancé que cette une option pourrait être évaluée.

Rawlson King, le premier Noir élu conseiller à Ottawa, a pour sa part reconnu que les commentaires racistes sont courants dans la capitale nationale.

Ce que la communauté demande, c'est de l'action. Alors nous voulons aller de l'avant avec un plan précis. Je suis d'accord avec l'idée d'un secrétariat, a-t-il jugé.

Ne pas se laisser intimider

La famille Konga a, de plus, tenu à affirmer haut et fort qu'elle ne se laissera pas intimider.

Si on se tait, si personne ne s'exprime, ils continueront. Donc, pour nous, c'est important que chacun ait son mot à dire et que l'on puisse commencer les conversations dans les familles. Si, à la fin de la journée, chaque famille a eu l'occasion d'avoir la conversation avec ses enfants, avec ses parents, pour moi, le but aura été atteint, a lancé M. Konga.

Ottawa-Gatineau

Crime haineux