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Foyers de soins : un vote sur l’arbitrage exécutoire devra attendre

Les manifestants ont brandi leurs pancartes devant le bureau du ministre des Finances, Ernie Steeves.
Une récente manifestation de travailleurs des foyers de soins au Nouveau-Brunswick. Photo: Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes
Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, le vote qui devait être tenu sur l'arbitrage exécutoire pour régler le conflit de travail dans les foyers de soins n'a finalement pas eu lieu, jeudi.

Les élus ont manqué de temps pour passer au vote en fin de journée à l’Assemblée législative.

L’opposition officielle libérale a demandé au gouvernement progressiste-conservateur de prolonger la session de quelques minutes afin que le vote puisse se tenir, mais il a refusé.

Il faudra maintenant attendre au moins deux semaines pour un vote sur la question.

Pourquoi l'arbitrage exécutoire?

Une motion proposant l'arbitrage exécutoire est déposée par le Parti libéral, car aucune entente n'est survenue dans le conflit et les deux partis n'apparaissent pas près d'un règlement.

La tension a de plus monté cette semaine, le premier ministre Blaine Higgs étant confronté lors d’une mêlée de presse par la présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs des foyers de soins, Sharon Teare, mercredi à Fredericton.

Gilles LePage dans les couloirs de l'Assemblée législative le 16 mai 2019.Gilles LePage, député libéral de Restigouche-Ouest. Photo : Radio-Canada

Cette motion est nécessaire, insistait plus tôt dans la journée Gilles LePage, le député libéral de Restigouche-Ouest. On a vu dans les derniers jours que ça ne fonctionne pas avec le gouvernement actuel. On a essayé avec des tribunaux, on a essayé à travers les médias, on s'est assis à la table [des négociations], et là on ne veut plus aller à la table, affirme-t-il.

Kevin Arseneau dans les couloirs de l'Assemblée législative le 16 mai 2019.Kevin Arseneau, du Parti vert, député de Kent-Nord. Photo : Radio-Canada

Ce qu'on cherche, Monsieur le premier ministre, c'est du leadership, dit de son côté le député vert de Kent-Nord, Kevin Arseneau.

Tu dis que tu prends les décisions difficiles pour la province, vas-y. Vas-y en arbitrage exécutoire, illustre M. Arseneau.

Une procédure d'arbitrage exécutoire signifie qu'un arbitre, nommé par les deux parties impliquées dans le conflit, examinerait les arguments de chacun et déterminerait une solution. Le gouvernement devrait alors obligatoirement mettre en oeuvre cette solution.

Blaine Higgs le 15 mai 2019 à l'Assemblée législative devant des drapeaux du Nouveau-Brunswick et du Canada.Blaine Higgs, mercredi. Photo : Radio-Canada

C'est justement ce qui est à la source de l'opposition du gouvernement. Si l'arbitre imposait une solution que le gouvernement estime trop coûteuse, le premier ministre Blaine Higgs affirme qu'il serait contraint d'augmenter les impôts.

Environ 4000 employés syndiqués de 46 foyers de soins négocient une convention collective avec leur employeur depuis 2016. Ils réclament de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. Le syndicat estime que cela aiderait les foyers de soins à recruter et à garder à leur emploi plus de préposés aux soins des résidents.

Le gouvernement Higgs a montré une ouverture à un arbitrage conditionnel, mais le syndicat a rejeté cette option parce qu’il veut un arbitrage exécutoire non limité par des conditions.

Les syndiqués ont voté pour la grève, mais la Cour d’appel a suspendu le tout au moins jusqu’à la révision judiciaire de la Loi sur les services essentiels dans les foyers de soins. La révision doit commencer le 24 mai à Moncton.

D'après les renseignements de Michel Corriveau

Nouveau-Brunswick

Relations de travail