•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La nouvelle loi contre l’avortement en Alabama inquiète en Mauricie

Un avion arborant une banderole portant la mention « L'avortement est acceptable » fait le tour du Capitole de l'État d'Alabama, mercredi, à Montgomery.
Un avion arborant une banderole portant la mention « L'avortement est acceptable » a fait le tour du Capitole de l'État d'Alabama, mercredi, à Montgomery. Photo: Getty Images / Julie Bennett
Radio-Canada

Des groupes de défense des droits des femmes de la région craignent l'influence que pourraient avoir les États-Unis sur le Canada, alors que l'État de l'Alabama a voté la loi la plus répressive du pays en matière d'avortement.

Frustration, colère, peine, Elizabeth Leblanc-Michaud affirme avoir vécu plusieurs émotions en apprenant que ses voisines du Sud perdaient le contrôle de leur propre corps. La jeune femme coordonne le Club de lecture féministe de Trois-Rivières. Elle rappelle à quel point les femmes doivent rester vigilantes pour protéger leurs droits.

Le féminisme n'est pas là pour rien aujourd'hui. Certains auraient envie de dire que c'est quelque chose du passé, mais c'est la preuve qu'on en a encore besoin, dit-elle.

Elizabeth Leblanc-MichaudElizabeth Leblanc-Michaud, coordonnatrice du Club de lecture féministe de Trois-Rivières revendique le droit au choix. Photo : Radio-Canada

Au centre d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Trois-Rivières, l’intervenante Marie-Soleil Desrosiers qualifie la loi de recul important. Elle indique que la santé des femmes serait en péril sans l’avortement encadré par le personnel médical.

Quand l'avortement était illégal, ça ouvrait les portes à ce qu'on appelait les bouchers ou l'autoavortement, ce qui créait d'énormes problèmes de santé, se désole-t-elle.

Marie-Soleil DesrosiersL'intervenante du Calacs, Marie-Soleil Desrosiers, estime que la santé des femmes serait en péril sans le droit à l'avortement. Photo : Radio-Canada

Portrait régional

Les autorités de la santé indiquent que les dernières données statistiques disponibles sont celles de 2017. Il y a eu 803 interruptions volontaires de grossesses en Mauricie et au Centre-du-Québec cette année-là.

Le taux est de 8,1 interruptions volontaires pour 1000 grossesses. Les femmes étaient âgées entre 14 et 49 ans.

D'après les informations de Claudie Simard

Mauricie et Centre du Québec

Avortement