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Qualité de l’air : concentration de particules trop élevée à l’usine Nutritec

L'usine Nutritec de Saint-François-de-Madawaska, au Nouveau-Brunswick, en mai 2019.

L'usine Nutritec de Saint-François-de-Madawaska.

Photo : Radio-Canada / Kassandra Nadeau

Radio-Canada

Un rapport préliminaire du ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux du Nouveau-Brunswick laisse croire que l'usine Nutritec, à Saint-François-de-Madawaska, a émis à au moins six reprises une concentration plus élevée de particules que la norme gouvernementale.

Cette usine de production de compost et d'engrais à base de fumier de poule est critiquée par ses voisins en raison des odeurs qui s'en dégagent.

Le ministère a recueilli des données à deux endroits, soit à la limite de la propriété de l'usine, ainsi qu'à un kilomètre au sud, pendant cinq mois, du 6 avril au 6 septembre 2018.

Les données récoltées au sud de l'usine ont permis de constater que durant la période de collecte, la concentration de particules en suspension a dépassé les normes à deux reprises, mais il a été déterminé que l'usine n'en était pas responsable.

Les données recueillies à la limite de la propriété ont permis de détecter un dépassement des normes à six reprises.

Tableau de la concentration de particules en suspension.Agrandir l’image

Les données recueillies à la limite de la propriété de l'usine Nutritec.

Photo : Radio-Canada

Alors que la norme est de 120 microgrammes par mètre cube, la concentration de 24 heures la plus élevée enregistrée a été de 878 microgrammes par mètre cube.

C'est donc sept fois plus élevé que la norme.

La direction de l'usine conteste les résultats

Au téléphone, le président de Nutritec, Bob Kiely, se dit surpris des résultats car, selon lui, les données recueillies par l'entreprise elle-même à la ligne de propriété n'ont jamais permis de détecter un dépassement des normes.

Il qualifie donc d’« erronées » les données du ministère et affirme que rien ne laisse croire que l'usine représente un danger pour la santé des résidents.

Durant la période où les données ont été recueillies (d'avril à septembre 2018), le ministère de l'Environnement a reçu 173 plaintes de 11 ménages différents.

Mais 15 % des plaintes reçues ont été formulées à des périodes où l’usine n'était pas en fonction, ce qui laisse supposer que les dépassements pourraient avoir une autre source.

Une représentante du ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux, Erika Jutras, nous a confirmé par courriel que ce rapport préliminaire est en partie la raison qui l'a poussé à demander la fermeture temporaire de l'usine l'automne dernier.

Elle a aussi expliqué que les dirigeants de l'usine ont dû installer un brûleur plus efficace pour pouvoir remettre en marche les installations, et que les résultats des tests effectués après l'installation de ce brûleur devraient être connus sous peu.

[L]a surveillance de la qualité de l'air ambiant dans la communauté continue, et un rapport subséquent sera produit à une date ultérieure, indique Mme Jutras.

D’après le reportage de Kassandra Nadeau

Nouveau-Brunswick

Santé publique