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Andrew Scheer propose l'indépendance énergétique du Canada d'ici 2030

Le jeudi 16 mai 2019, le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, présentait sa vision économique du pays devant le Club économique du Canada.

Le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, a fait son discours sur l'économie devant environ 150 membres du Club économique du Canada.

Photo : Radio-Canada / Fanny Geoffrion

Fanny Geoffrion

S'il est élu aux élections fédérales de 2019, le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, promet de miser sur l'exploitation du pétrole canadien pour atteindre l'indépendance énergétique du pays d'ici 2030.

Durant la majeure partie de son discours, M. Scheer a critiqué le gouvernement de Justin Trudeau, en matière d'équilibre budgétaire, de hausses de taxes, mais surtout en matière énergétique dont la taxe carbone et la loi C-69, qu'il qualifie de projet de loi anti-pipeline.

Le chef conservateur a également accusé le premier ministre Justin Trudeau d'encourager des pays comme l'Iran, le Venezuela et l'Arabie Saoudite en important leur pétrole, rejetant l'argument selon lequel la planète pourra bientôt se passer de pétrole.

Le fait est que le Canada a plus qu'assez de pétrole, non seulement pour remplacer les importations des États voyous, mais pour mettre fin aux importations de pétrole étranger une bonne fois pour toutes.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur du Canada

Sous les applaudissements d'une salle comble, Andrew Scheer a promis de mettre en place un guichet unique d'approbation, qui inclurait les provinces et les peuples autochtones et dans lequel la participation du gouvernement fédéral serait limitée. Ce corridor pancanadien à travers lequel tous les projets énergétiques seraient soumis permettrait entre autres de réduire les délais et les coûts reliés aux soumissions de projets et de réduire le nombre d'interférences qui empêchent leur réalisation.

Le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau, n'a pas tardé de réagir à ces propos, qualifiant de non crédible la vision d'Andrew Scheer, qui viendrait semer la division parmi les provinces canadiennes.

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, était à l'Université Ryerson pour faire une annonce sur la formation professionnelle.

Le 16 mai 2019, le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, a réagit à la vision économique du chef conservateur Andrew Scheer, alors qu'il faisait une annonce sur la formation professionnelle à l'Université Ryerson.

Photo : Radio-Canada / Fanny Geoffrion

Il dit que c'est nécessaire d'avoir une même approche d'un océan à l'autre dans notre pays. C'est la même approche que Stephen Harper. C'est clair qu'on va avoir une situation où une province sera contre une autre province, ça, c'est un grand problème.

Bill Morneau, ministre des Finances du Canada

Notre approche est de considérer comment on peut travailler avec les peuples autochtones et avec les gens qui ont une grande conscience des changements climatiques, pour s'assurer d'avoir un projet qui va fonctionner, a ajouté le ministre des Finances. C'est clair que l'approche de Andrew Scheer est une approche qui ne fonctionne pas dans un pays aussi complexe que le Canada, conclut-il.

Le chef conservateur était à Toronto pour poursuivre sa série de discours à saveur préélectorale, où il présente sa vision du pays. Entamant sa tournée à Montréal le 7 mai, où il abordé la question des affaires étrangères, il se prononcera au cours des prochaines semaines en matière d'immigration, de relations intergouvernementales et d'environnement et de changements climatiques.

Toronto

Politique fédérale