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Les changements climatiques à l’origine de remous à Ottawa et dans la région

Un panache de fumée provenant d'une usine est poussé par le vent.

La cheminée d'une usine émet de la fumée.

Photo : iStock / starekase

Radio-Canada

Aux Communes, les initiatives à saveur écologiste se succèdent ces jours-ci et les élus fédéraux du Saguenay-Lac-Saint-Jean n'ont pas besoin de se faire prier pour les commenter.

Les libéraux ont déposé une motion dont le but est d’établir clairement que le pays est plongé dans une situation d’urgence climatique nationale.

Les néo-démocrates ont eux aussi déposé leur propre motion dont l’objectif était de réclamer une déclaration d’état d’urgence climatique de la part du gouvernement canadien.

Une stratégie claire s’il vous plaît, disent les conservateurs

Question d’ajouter leur grain de sel, les conservateurs ont décidé de déposer un amendement à la motion des libéraux.

Selon le député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, cette dernière démarche vise à exiger le dépôt d’un vrai plan de la part des libéraux.

On juge qu’ils n’ont rien fait pour lutter contre les changements climatiques, rien, martèle-t-il sans ambages.

Sans grande surprise, le député libéral de Lac-Saint-Jean, Richard Hébert, défend une position diamétralement opposée.

Il soutient que depuis leur arrivée au pouvoir, les libéraux n’ont pas ménagé leurs efforts pour freiner le réchauffement du climat en faisant notamment allusion à leur plan de tarification du carbone.

Il n’est pas permis de polluer gratuitement au Canada. Il y a un prix à payer, claironne M. Hébert.

[Environnement Canada] a annoncé récemment qu’ici au pays, ça se réchauffe deux fois plus vite qu’ailleurs. Il faut vraiment être sourd pour ne pas entendre la vérité. Il faut agir rapidement.

Richard Hébert, député libéral de Lac-Saint-Jean

Un appel au calme ponctué de quelques attaques

De son côté, la députée néo-démocrate de Jonquière, Karine Trudel, invite le gouvernement et l’opposition officielle aux Communes à enterrer momentanément la hache de guerre pour faire progresser l’épineux dossier de la lutte aux changements climatiques.

À son avis, les membres de la classe politique fédérale doivent laisser tomber la partisanerie et trouver une façon de s'unir pour aller de l'avant

Malgré son cri du coeur en faveur de la mobilisation, Mme Trudel ne peut s’empêcher de décocher quelques flèches en direction de ses adversaires.

C’est sûr qu’on ne peut pas se fier aux conservateurs en ce qui a trait aux changements climatiques, lance-t-elle.

De toute évidence, les libéraux ne trouvent pas grâce à ses yeux non plus.

Ils se disent sensibles [à cet enjeu], mais ils ont acheté un pipeline de 4,5 milliards de dollars, rappelle-t-elle, outrée.

Beaucoup de prudence sur les grands projets industriels

Si Karine Trudel traite de l’oléoduc Trans Mountain sans hésiter, elle redouble de retenue quand elle se fait questionner par rapport aux grands projets industriels qui pourraient voir le jour au Saguenay-Lac-Saint-Jean comme, par exemple, celui d'un complexe de liquéfaction de gaz naturel piloté par GNL Québec.

Pour ma part, en tant que députée, j’ai toujours pris mon temps pour faire le tour [de n’importe quel dossier], pour l’examiner, mentionne-t-elle.

Un plan sommaire de l'usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec a été rendu public.

Un plan de l'usine de liquéfaction de gaz naturel de GNL Québec

Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Souières

Richard Hébert se montre tout aussi prudent que Mme Trudel lorsqu’il s’aventure sur ce terrain potentiellement glissant.

On verra comment ce projet [celui d'usine de gaz naturel liquéfié] va être accueilli. Ce sera à la population de décider [si elle en veut ou non]. Les gens sont assez intelligents pour se faire une opinion là-dessus, assure-t-il.

Il prend tout de même le soin d’ajouter qu’il s’agit d’un projet qui serait porteur de beaucoup d’emplois.

Saguenay–Lac-St-Jean

Politique fédérale